L’art vendéen de l’esquive. Sondé sur son ambition présidentielle en marge d’un déplacement à Tours, mi-janvier, Bruno Retailleau s’en sortait par une pirouette : «That is the question ! C’est la grande décision qu’il faudra prendre un jour.» L’ancien ministre de l’Intérieur, durant son bail au gouvernement, répondait déjà systématiquement : «Colline après colline.» Mais, sauf coup de théâtre, le président des Républicains concourra à l’investiture suprême en 2027. «Intérieurement, dans sa tête, il est candidat, affirme un de ses proches. Maintenant, il faut le faire. Et foncer.» Reste à arrêter le calendrier pour se déclarer – avant ou après les municipales des 15 et 22 mars – et la méthode.
«Bocage vendéen»
Chez LR, certains de ses soutiens commençaient à s’impatienter depuis sa sortie ratée du gouvernement à l’automne. «Il a beaucoup perdu depuis son départ mais il n’est pas revenu au point de départ, se rassure une huile du parti. Mais




