«On n’est pas un pays de fachos ! On n’est pas un pays de fachos ! On n’est pas un pays de fachos.» Ils sont une dizaine d’amis à danser en cercle et à crier à plein poumons, à 20 heures, après avoir découvert les résultats du second tour sur leur téléphone au dernier soir du festival Beauregard qui se tient depuis mercredi à Hérouville-Saint-Clair dans le Calvados. «C’est trop bien, les gens ont su se mobiliser, cela montre que c’est l’intérêt général qui a prévalu», dit dans un large sourire Lætitia, 39 ans, responsable de l’urbanisme dans une collectivité voisine. «On est passés par toutes les émotions, on a eu tellement de frissons», renchérit son copain Guillaume venu de Nantes.
L’Impératrice vient de finir son concert et c’est l’une des rares artistes depuis cinq jours, à avoir, sur scène, pris ouvertement parti contre le Rassemblement national, s’appuyant sur ce que vivent les Italiens depuis l’élection de Meloni. Ce qui lui a valu des applaudissements nourris venus des quelque 30 000 spectateurs. Deux heures plus tard, Marc Rebillet fait chanter la foule en entonnant «Bardella, sors de là.» Puis :




