En 2020, la formation de Jean-Luc Mélenchon avait décidé d’enjamber les municipales de 2020. Pour mars 2026, elle opte pour une tout autre stratégie : «LFI sera présente dans à peu près 500 villes, dont 75 % des communes de plus de 30 000 habitants. Soit en tête de liste, soit en soutien à une liste», fait savoir Manuel Bompard, son coordinateur national, alors que le mouvement lance sa campagne ce dimanche 23 novembre.
Les insoumis ne dirigent actuellement qu’une poignée de communes, la plus grande étant Faches-Thumesnil, ville de 18 000 habitants dans la banlieue lilloise (Nord). Alors comme ils ne peuvent pas se reposer sur un réseau d’élus locaux, ils misent sur des têtes d’affiche − souvent des députés, qui ont plus de notoriété − dans les plus grandes villes. Sophia Chikirou à Paris ; Sébastien Delogu à Marseille ; Anaïs Belouassa-Cherifi à Lyon ; François Piquemal à Toulouse ; Nathalie Oziol à Montpellier ; Marie Mesmeur à Rennes… Une quinzaine de députés ont été ou sont en passe d’être investis.
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«Tous les sondages nous mettent à plus de 10 % dans les grandes villes», se réjouit le député Paul Vannier, responsable des élections de la formation mélenchoniste. Les insoumis comptent en effet s’appuyer sur leurs bons scores dans les banlieues populaires et les grandes métropoles.
La direction du mouvement juge crédible une victoire à Roubaix (Nord), La Courneuve (Seine-Saint-Denis) ou encore Evry (Essonne). Cette dernière ville où se présente la députée Farida Amrani serait même, selon Manuel Bompard, «l’une des chances les plus sérieuses de gagner une préfecture».




