«Dans les villes comme la nôtre, personne ne veut que le RN passe.» A l’hôtel de ville de Bobigny, les premiers électeurs se faufilent dans les isoloirs pour accomplir leur «devoir citoyen». Dans une ville abstentionniste à 35 % au premier tour de l’élection présidentielle en 2017 (contre 22% en France en moyenne), ils ont choisi de se rendre aux urnes, plutôt que d’alimenter une abstention qui, bien qu’elle puisse être militante, ne changera rien à leur quotidien. «Choisir un bon chef d’Etat», c’est une «responsabilité», juge Tony, 21 ans. Pour le primo-votant, il ne faudra «pas se plaindre à la fin» si personne ne se déplace. A midi, la participation en Seine-Saint-Denis était la plus basse de tout l’Hexagone (14,71%). Elle était de 51,71% à 17 heures, selon la préfecture, contre 65% à l’échelle nationale. Se positionner sur un candidat est pour Tony un «pari» à tenter. L
Reportage
A Bobigny, «on a le sentiment d’être traités comme des sous-citoyens et ça peut se sentir lors des élections»
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La préfecture populaire de Seine-Saint-Denis, qui affichait déjà un taux d’abstention très haut en 2017, enregistrait une participation en berne en fin d’après-midi.
«Allez voter, allez voter ! C’est important messieurs dames !» hurle un commerçant du marché de Bobigny, des cartons sur les bras. (Cha Gonalez/Libération)
ParLucie Beaugé
Publié le 10/04/2022 à 18h37
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