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Analyse

A droite, la forteresse LR debout mais ébranlée

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Les Républicains rêvaient d’un tremplin pour 2022, ils vont d’abord devoir limiter la casse dans un scrutin régional plus piégeux qu’ils ne l’avaient imaginé.

Au siège de LR, à Paris, en novembre 2019. (Denis Allard/Libération)
Publié le 19/06/2021 à 6h30

Une escale sans histoires avant les eaux dangereuses de la présidentielle : chez Les Républicains (LR), c’est tout ce que l’on demandait à ces régionales, censées rendre un peu d’oxygène au grand parti des «territoires». Sortante dans plus de la moitié des régions de métropole, la droite attendait du scrutin une tranquille reconduction des siens. Et le seul trophée qu’elle sait encore disputer au macronisme et à l’extrême droite : celui de l’ancrage local. De tout cela, croyait-on, surgirait même un(e) indiscutable champion (ne) pour 2022.

C’était déjà trop. D’abord, si victoires il y a, la toile de fond pourrait en être une gigantesque indifférence. «Les gens se tapent des élections, constate une figure de droite, qui plaidait pour un report du scrutin. En meeting, je commence toujours par dire : merci d’être là, parce que je sais que vous n’en avez rien à foutre. C’est le morceau le plus applaudi ! Faire voter en plein mois de juin, quand les gens en ont ras le bol et veulent juste profiter de la vie en terrasse…»

Invraisemblable psychodrame

Dans plusieurs régions, surtout, l’équation électorale s’avère délicate. En Pays-de-la-Loire, dans le Grand Est et en Provence-Alpes-Côte d’Azur, les sondages sont défavorables aux sortants LR Christelle Morançais, Jean Rottner et Renaud Muselier – la première menacée par la gauche, les deux autres par le Rassemblement national (RN). Les espoirs de conquête, plus incertains, ne concernent que le Centre-Val de Loire et la Bourgogne-Franche-Comté. En Oc

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