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En campagne

Municipales à Grenoble : Alain Carignon tente l’éternel retour

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L’ancien maire de droite de la cité iséroise croit encore pouvoir reprendre la mairie à la gauche plus de quarante ans après sa première élection et trente après sa première condamnation.

Alain Carignon, ancien ministre et maire de Grenoble, le mercredi 14 janvier. (Benoit Pavan/Hans Lucas. AFP)
ParFrançois Carrel
correspondant à Grenoble
Publié le 20/01/2026 à 11h51

Lorsqu’il arrache Grenoble à la gauche, en 1983, Alain Carignon a 34 ans. Quarante-trois ans plus tard, à la veille de ses 77 ans, le voici de nouveau candidat la mairie, sous l‘étiquette Les Républicains (LR). L’ancien ministre RPR sous Jacques Chirac puis Edouard Balladur et ex-président du conseil général de l’Isère entend fermement reprendre la ville, après deux mandats de l’écologiste Eric Piolle et de sa majorité verte, rouge et citoyenne.

Parti en campagne depuis six mois, durant lesquels il a sillonné la cité, y compris ses quartiers populaires, Carignon a réuni, lundi 19 janvier, plus de 800 Grenoblois dans les salons du Stade des Alpes pour lancer «la finale du match décisif : Grenoble joue son destin, son avenir». Droit comme un «i» sur une estrade, devant une affiche «Alain Carignon, l’expérience pour sauver Grenoble», jeans, chemise blanche ouverte, petites lunettes rondes à la mode sur cheveux blonds, il déroule un discours ramassé et énergique.

Opposé à dix candidats dont les deux tiers sont trentenaires, il clame sa détermination : «Comptez sur ma passion, mon sens du devoir : je promets de tout donner, jusqu’à la fin de mes forces, d’ici le 15 mars.» Sa mission ? «Que Grenoble renoue avec son passé prestigieux, qu’elle redevienne une ville dont on est fier.» Sous-entendu : comme durant ses deux mandats de maire, de 1983 à 1995.

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