A la terrasse du Dernier Métro ce lundi matin, on se dispute les journaux. «Dissolution», titre la Marseillaise. «Un pari risqué», juge la Provence, qui circule de tables en tables. Dans ce quartier du centre-ville de Marseille, où la Nouvelle union populaire écologique et sociale (Nupes) avait largement remporté les législatives de 2022, les électeurs ont gardé leur ligne ce dimanche. Mais sur l’ensemble de la ville, c’est bien le Rassemblement national qui est arrivé en tête avec plus de 30 % des suffrages, certes moins que les 40 % engrangés à l’échelle du département. Le nez dans les résultats, Pauline, 39 ans, ouvre grands les yeux et la bouche. «J’hallucine, souffle-t-elle. Hier soir, je n’étais pas chez moi, je n’ai pas suivi les rebondissements et je ne m’attendais pas du tout à ça.» Elle réfléchit en direct : «Que pouvait faire Macron avec un tel score du RN ? C’est quoi la bonne solution ? Je n’en sais rien… Mais j’ai l’impression de voir une partie d’échecs auxquels il ne sait pas jouer. Marine Le Pen, Première ministre, ce serait l’horreur.»
Reportage
A Marseille, après la dissolution : «J’ai l’impression de voir une partie d’échecs auxquels Macron ne sait pas jouer»
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Dans un café du centre de la deuxième ville de France qui a vu le RN de Jordan Bardella arriver en tête dimanche 9 juin, on estime que le chef de l’Etat sera responsable de l’arrivée au pouvoir de l’extrême droite si elle a lieu.
A Marseille en juillet 2022. (Magali Cohen /Hans Lucas. AFP)
Publié le 10/06/2024 à 18h12
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