On a cru devoir attendre qu’il neige à Menton (Alpes-Maritimes) pour rencontrer Louis Sarkozy. Depuis six mois, on se contente de suivre ses traces, sans réponse à nos demandes de face-à-face. C’est arrivé un jeudi soir de février et de tempête. Sarkozy fils est en campagne pour les municipales : il est arrivé au printemps et assure que c’est pour longtemps. A l’abri du vent, dans la véranda d’un restaurant, il attend son café-débat.
Pour l’instant, il y a son équipe, des citrons sur les tables, un petit chien blanc et une dame en veste léopard. On est bien à Menton. Louis Sarkozy offre à boire. Il prend une bière. Son épouse Natali Husic observe : «Oh, c’est bien silencieux.» Elle le répète deux fois. Nous, on a deux questions : qu’est-ce que vient faire Louis Sarkozy à Menton ? Que se passe-t-il dans sa tête ?
«J’assume mon externalité»
Devant un auditoire d’une trentaine de personnes, Louis Sarkozy va nous aider. Il fait les questions et les réponses, commençant d’emblée par la plus épineuse. «Je ne suis pas d’ici.» Le fils de Nicol




