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A la barre

Affaire des assistants parlementaires du FN : Marine Le Pen la joue relaxe

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Tandis que les autres prévenus ont battu leur coulpe aux premiers jours de l’audience, l’ex-présidente du parti a flatté la cour d’appel de Paris, mais n’a reconnu que des maladresses commises à la marge. Elle nie toujours l’existence d’un «système» et se défausse sur d’autres membres du FN-RN.

Marine Le Pen et la députée européenne et ex-cheffe de cabinet Catherine Griset, au tribunal de Paris le 20 janvier 2026. (Albert Facelly/Libération)
Publié le 21/01/2026 à 20h47

Ils s’étaient alignés ensemble, le premier jour, remplis de componction sous les regards bibliques des grandes tapisseries un peu passées, aux murs de la première chambre de la cour d’appel. D’une seule voix, un peu à la manière d’écoliers, ils avaient récité la même antienne : s’ils avaient fauté, madame la présidente, c’était en toute bonne foi et ils allaient mieux s’en expliquer qu’en première instance, voire carrément demander pardon. «Si un délit a été commis – parce qu’en réalité chacun s’accorde à dire qu’un délit a été commis, alors je veux bien l’entendre. Je veux que la cour sache que je n’ai aucun sentiment d’avoir commis un délit quand, en 2004 puis en 2009, puis en 2014, nous avons embauché des assistants», avait annoncé Marine Le Pen, au diapason des dix coprévenus jugés avec elle pendant cinq semaines – jusqu’au 12 février. C’était le 13 janvier, au palais de justice de l’île de la Cité, à Paris.

Depuis, quatre d’entre eux ont déjà affiché leur mine piteuse à la barre. Chacun a tenté d’expliquer qu’autres temps, autres mœurs, les règles d’alors étaient moins nettes et que s’ils en avaient eu connaissance, ils n’auraient pas agi ainsi. Une vraie procession de pénitents. «J’ai cheminé, j’ai compris ce qui m’était reproché», a marmonné Nicolas Bay, député européen sans interruption depuis 2014. Moins arrogant face à la présidente Michèle Agi

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