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A la barre

Affaire des assistants parlementaires du RN : au procès en appel, Marine Le Pen «au courant de rien» se défausse sur son entourage

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Appelée à se défendre une première fois ce mardi 20 janvier devant la cour d’appel, la cheffe du parti s’est défendue d’avoir été au centre du «système généralisé» de détournement de fonds publics pour payer des salariés du Front national avec l’argent du Parlement européen.

La députée Rassemblement nationale Marine Le Pen au palais de justice de Paris, le 20 janvier 2026. (Albert Facelly/Libération)
Publié le 20/01/2026 à 20h36

La carrière politique de Marine Le Pen ressemble à une longue route semée de déçus, de rageux et d’incompétents qui ont pris des libertés sans son accord. Elle, de son côté, ne serait au courant de rien, ou presque, et donc responsable de pas grand chose. Voilà ce que la députée du Pas-de-Calais s’est efforcée de faire croire à la cour d’appel, mardi 20 janvier après-midi, au palais de justice, sur l’île de la Cité, à Paris. Au mépris de l’évidence, souvent, mais avec un aplomb certain, Le Pen a tenté de se décharger du principal chef de prévention pesant sur elle, soit d’avoir été au «cœur» d’un «système» de détournement de fonds publics mis en place pour payer des salariés du Front national (FN) avec l’argent du Parlement européen.

Pour cela, celle qui fut députée européenne de 2004 à 2017, puis présidente du FN à partir de 2011, a été condamnée en première instance à quatre ans de prison dont deux ferme sous bracelet électronique, 100 000 euros d’amende et cinq ans d’inéligibilité avec

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