Elle a beau s’allier avec elle, ne recruter que dans ses rangs ou tenter de se la mettre dans la poche, rien n’y fait : Marine Le Pen n’arrive pas à aimer la droite et les gens de droite. A fortiori quand ces derniers lui reprochent son intention de faire tomber un gouvernement dirigé par un membre des Républicains (LR) et de préférer «les ruptures aventureuses aux bénéfices de la force tranquille», comme l’a écrit lundi 2 décembre au soir, dans son éditorial, le directeur délégué de la rédaction du Figaro, Vincent Tremolet de Villers. Jeudi 28 novembre, en réunion de groupe, la députée d’extrême droite avait longuement fustigé la volonté de la presse conservatrice et de LR de maintenir en place l’actuel Premier ministre. Comme pour précéder les critiques, sitôt après son choix de voter mercredi la motion de censure de la gauche, elle a choisi l’attaque. «La droite est étonnante, tweetait-elle lundi. Si un gouvernement de gauche avait osé présenter un budget alourdissant de 30 à 40 milliards
Analyse
Allié à la gauche pour censurer le gouvernement, le RN ciblé sur ses contradictions
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En promettant de faire tomber Michel Barnier, le parti d’extrême droite satisfait les aspirations de sa base, mais perd des points auprès d’une droite conservatrice qu’il voulait convaincre de sa respectabilité.
Marine Le Pen à l'Assemblée nationale, à Paris le 2 décembre 2024. (Denis Allard/Libération)
Publié le 03/12/2024 à 15h13
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