On décrit souvent Anne Hidalgo comme «autoritaire», «intransigeante». On oublie souvent qu’elle a été dépeinte avec les adjectifs inverses : «docile», «transparente». Avant d’être élue et réélue maire de Paris, la socialiste a été la première adjointe de Bertrand Delanoë durant deux mandats. Treize ans réduite au rôle de dauphine. En 2013, un an avant la succession, le Monde la décrit encore comme «une doublure soumise et silencieuse». «Bertrand Delanoë l’a amenée à ses côtés, l’a tenue par l’épaule, a pris le micro et l’a gardé, sans nommer une seule fois son accompagnatrice qui se contentait de sourire en continu, raconte l’article. La douce Anne Hidalgo. Des années qu’elle ne fait pas de bruit.»
Anne Hidalgo débarque dans la vie politique parisienne en 2001, sans vacarme mais avec détermination. A 42 ans, l’ancienne inspectrice du travail fait partie du cabinet de la garde des Sceaux, Marylise Lebranchu. Quatre ans qu’elle conseille des ministres. Lebranchu, et avant elle, Martine Aubry au Travail puis Nicole Péry aux Droits des femmes et à la Formation professionnelle. Elle veut maintenant passer de l’autre côté, celui où l’on pénètre par la porte du scrutin. La conseillère vise le XVe arrondissement, dirigé par le maire RPR René Galy-Dejean. Mais pour conduire la liste PS, il faut d’abord mener une bataille interne.
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