«Marseille, Marseille, antifa !» scandent les près de 500 personnes rassemblées ce vendredi soir devant le parc Chanot, le centre de congrès voisin du stade Vélodrome. Changement d’ambiance pour Marine Le Pen, que l’on croisait plutôt cette semaine du côté de la cour d’appel de Paris. La cheffe de file du RN a choisi la ville sudiste pour son premier déplacement de la campagne des municipales. Devant le site, les quelques jets de farine et huées lancées par son comité d’accueil n’ébranlent pas la ligne de CRS, boucliers armés, qui font face à la banderole «Eteignons la flamme du RN».
A l’abri derrière les grilles, les très nombreux militants frontistes font la queue. Olivier Rioult, le directeur de campagne du candidat marseillais, le député Franck Allisio, fait mine de se désoler : «On est passé de la salle de 800 places à celle à 1200, mais on ne pourra pas faire rentrer tout le monde !»
«Connais pas… mais il est RN, je voterai pour lui»
Josy s’est laissé tenter d’accompagner son amie Valérie, 60 ans, «pour être convaincue, même s’il faudrait déjà arrêter de les diaboliser». Installée face à la scèn




