Sortir de la nasse. Ce dimanche après-midi, alors que commençait dans le XVIe arrondissement de Paris un rassemblement en soutien aux Juifs de France, les chefs des quatre principaux partis qui composent le Nouveau Front populaire ont diffusé un communiqué appelant à «combat[tre] l’antisémitisme et toutes formes de racisme» et dénonçant des «campagnes de diffamation». «Le drame du viol antisémite de Courbevoie nous bouleverse, affirment d’emblée Marine Tondelier (Les Ecologistes), Fabien Roussel (Parti communiste français), Manuel Bompard (La France insoumise) et Olivier Faure (Parti socialiste). Cet acte à l’encontre d’une enfant de 12 ans traitée par ses agresseurs de “sale juive” est une abomination. Nous affirmons tout notre soutien à la victime et à ses proches.» Pour couper court à l’idée, propagée par l’extrême droite et certains responsables de la majorité, que cette nouvelle union à gauche n’est pas claire sur le sujet, les quatre martèlent : «Ce crime témoigne de la résurgence inquiétante des actes antisémites dans notre société, et de la culture du viol qui gangrène les comportements masculins dès le plus jeune âge. Cela doit nous interpeller et nous mobiliser.»
«Combattre sans faiblesse et sans répit l’antisémitisme»
Rattrapés depuis plus d’une semaine par certaines formules ambiguës ou très maladroites de la part de certains insoumis – notamment de Jean-Luc Mélenchon – sur l’antisémitisme, les dirigeants du Nouveau Front populaire assurent «condamn[er] avec la plus grande fermeté c




