Un montage vidéo douteux, un tee-shirt noir – toujours – très cintré et une coupe de cheveux à la GI Joe. Nous sommes le 25 février 2021 et le petit monde de la «flicosphère» découvre la silhouette bodybuildée de Bruno Attal, figure de proue d’une nouvelle chaîne YouTube, Touche pas à mon flic, qui ambitionne d’«enfin se défendre médiatiquement», de «lutter contre le racisme d’où qu’il vienne» et de «défendre la présomption d’innocence». «Salut à tous, c’est la première alors on fait les présentations : moi, c’est Bruno, vingt-trois ans de police, gardien de la paix ou sous-baloche [sous-brigadier] pour ceux qui comprendront», commence alors Bruno Attal, avant de se lancer dans une «démonstration» visant à démonter «la manipulation du site Loopsider» qui avait révélé l’affaire Michel Zecler quelques jours plus tôt en diffusant les images de l’agression extrêmement violente de cet homme noir, tabassé par des policiers dans le vestibule de son studio d’enregistrement.
Profil
Bruno Attal, «clown médiatique» et caution police de Zemmour aux législatives
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Admiré par la fachosphère, le syndicaliste policier, candidat aux législatives dans le Rhône pour Reconquête, a réussi en moins de deux ans à devenir un personnage médiatique sans gagner le respect de sa profession.
Bruno Attal, lors de la journée de formation des candidats de Reconquête, à la salle Wagram à Paris, le 7 mai. (Victor Joly/ABACA)
ParLudovic Séré
Publié le 14/05/2022 à 10h19
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