Le Général y retrouverait-il ses petits ? Ce mardi, pour le 51e anniversaire de la mort de Charles de Gaulle à Colombey-les-Deux-Eglises, ils seront huit candidats à l’élection présidentielle. Cinq de droite (les prétendants à l’investiture LR), une de gauche (Anne Hidalgo), un «souverainiste» habitué du déplacement en Haute-Marne (Nicolas Dupont-Aignan) et un représentant d’extrême droite (Florian Philippot). Le Premier ministre, Jean Castex, sera lui aussi sur place. Contrairement à Eric Zemmour et Marine Le Pen. Le premier, dont l’entourage a fait circuler la rumeur qu’il pouvait se déclarer sur la tombe du Général le jour anniversaire de sa mort (et du coup d’Etat napoléonien du 18 Brumaire…) n’en sera pas. La seconde fait, elle, dans la contre-programmation : elle sera à Bayeux (Calvados) pour un discours sur les institutions, là où le père de la Ve République avait présenté, le 16 juin 1946, sa propre vision des institutions. La mémoire de De Gaulle est souvent récupérée en période pré-présidentielle. Mais après deux ans de crise sanitaire, économique et sociale, ils sont encore plus nombreux, sur l’échiquier politique, à vouloir relier leurs propositions avec l’héritage gaulliste.
Analyse
De Gaulle : pour les candidats à la présidentielle, un héritage d’intérêt général
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Pour le 51e anniversaire de la mort du fondateur de la Ve République, huit candidats à la présidentielle se retrouvent ce mardi à Colombey-les-Deux-Eglises. De la gauche à l’extrême droite, chacun tente de s’approprier le prestigieux héritage du Général pour mieux servir sa propre campagne.
(Simon Bailly/Libération)
Publié le 09/11/2021 à 6h12
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