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Interview

Elections municipales dans l’Aude : «Le RN gagnera peut-être quelques villes, il en fera des symboles, mais il gagnera difficilement des interco»

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Le maire socialiste Régis Banquet, président de l’agglomération de Carcassonne, a fédéré dans une association la majorité des maires du territoire et entend préserver ce «lieu du compromis, pas du dogmatisme» face à la menace de l’extrême droite.

En avril 2023 à Carcassonne. Régis Banquet est président de l'agglomération et maire d'Alzonne. (Pascal Rodriguez/Sipa)
Publié le 14/01/2026 à 9h33

Maire d’Alzonne, commune de l’Aude de près de 1 500 habitants, Régis Banquet est candidat à sa réélection. Ce socialiste entend aussi garder la tête de l’agglomération de Carcassonne, qu’il dirige depuis 2014, en fédérant les élus locaux autour d’un projet intercommunal. Une «force» qui, dit-il, ne pourrait être déstabilisée par les velléités du Rassemblement national : le parti d’extrême droite convoite en effet les communes du département, l’un des plus pauvres de France.

Les trois députés de l’Aude sont issus du RN. Que s’est-il passé dans ce département historiquement ancré à gauche ?

La première bascule s’est faite en 2017, avec l’élection de trois députés macronistes. En 2022, la dynamique autour d’Emmanuel Macron était beaucoup moins forte et une partie de la gauche s’est perdue dans une radicalité qui a fait l’objet de rejet. L’Aude, c’est aussi un département avec des difficultés sociales, d’emploi, des problématiques autour de l’agriculture et un sentiment de déclassement majeur. Les citoyens n’ont plus fait confiance aux partis traditionnels et se sont réfugiés dans un vote RN, confirmé en 2024. Ce n’était pas un vote de conviction, mais

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