Entre les étals de tomates et de poivrons, Bertrand Delanoë serre des mains. L’ancien maire socialiste de Paris n’a rien perdu de sa popularité : ce dimanche 11 janvier dans les allées du marché Auguste-Blanqui, dans le XIIIe arrondissement de la capitale, on le reconnaît, on le salue, on l’embrasse. Emmanuel Grégoire, le candidat socialiste aux prochaines élections municipales, est moins identifié. Qu’à cela ne tienne : Bertrand Delanoë s’occupe des présentations. «Vous connaissez Emmanuel Grégoire ? C’est le candidat de la gauche pour les municipales. Il est formidable», annonce-t-il aux maraîchers et aux acheteurs. Et de rabrouer gentiment une dame qui l’interpelle sur Rachida Dati, la candidate Les Républicains, principale adversaire de l’ancien premier adjoint d’Anne Hidalgo : «Elle est agressive et cherche à diviser les gens. Emmanuel veut rassembler.»
«Fidélité amicale»
Bertrand Delanoë tient parole. Le septuagénaire, qui a sout




