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Lucie Castets demande à Macron de «prendre ses responsabilités» et de la nommer Première ministre

Après plus de deux semaines de tractations, les partis de gauche sont finalement tombés d’accord sur la haute fonctionnaire Lucie Castets. Emmanuel Macron estime de son côté que «le sujet n’est pas un nom donné par une formation politique».

Interview d'Emmanuel Macron à la télévision sur France 2, à quelques jours du début des Jeux olympiques 2024, le 23 juillet 2024. (Denis Allard/Libération)
Publié le 24/07/2024 à 8h09, mis à jour le 24/07/2024 à 12h48

En résumé :

  • Le Nouveau Front populaire a choisi de présenter la haute fonctionnaire de 37 ans Lucie Castets, «engagée dans les luttes associatives pour la défense et la promotion des services publics», comme Première ministre. Les partis l’ont annoncé mardi soir dans un communiqué.
  • «Je pense que je suis une candidate crédible et sérieuse pour un président qui valorise les profils techniques», a assuré Lucie Castets dans la foulée de l’annonce, plaidant pour «l’abrogation de la réforme des retraites» et une «amélioration du pouvoir d’achat».
  • Interrogé sur France 2, Emmanuel Macron a affirmé qu’il n’avait pas l’intention de nommer de nouveau gouvernement avant la fin des Jeux olympiques, «mi-août», et a balayé la candidature surprise avancée par la gauche pour Matignon, appelant les forces du front républicain anti-RN à s’unir.
  • Retrouvez ici le live de Libération du mardi 22 juillet.
Le 24/07 à 11H29

Boris Vallaud réfute toute possibilité de coalition entre socialistes et macronistes. Alors que le Parisien révélait qu’à l’Elysée, on pense pouvoir «convaincre la moitié» des députés PS de participer à une coalition avec la macronie, Boris Vallaud balaye cette idée d’un revers de main. Sur son compte X (ex-twitter), le chef des députés socialistes à l’Assemblée nationale rappelle que ses rangs «n’attendent pas des coups de téléphone de ceux qui ont perdu les élections». Selon lui, les députés socialistes veulent «le respect des électeurs, c’est-à-dire la nomination de Lucie Castets à Matignon».

Le 24/07 à 10H53

Que s’est-il passé avec la page Wikipédia de Lucie Castets ? Si vous cherchez à accéder à la page Wikipédia de la haute fonctionnaire proposée pour Matignon par le NFP, vous risquez d’être déçu. Sa biographie est pour le moment inaccessible. Selon une discussion que Numerama a eue avec un administrateur Wikipédia : «Lucie Castets manquerait encore de portraits parus dans la presse nationale depuis au moins deux ans, qui permettraient de sourcer les informations de la page.» Selon Fabricio Cardenas, se définissant comme administrateur Wikipédia sur X (ex-twitter), la directrice des finances et des achats de la ville de Paris n’a «jamais eu de page Wikipédia» et il y a eu «une course […] pour créer des ébauches d’articles vides toutes supprimées par des administrateurs» hier soir. Il ajoute que l’ancienne énarque «n’a pas encore acquis assez de notoriété pour prétendre à un portrait sur Wikipédia» mais que sa page «sera débloquée une fois que Lucie Castets accédera au poste de Premier ministre». Si elle est nommée.

Le 24/07 à 10H06

Pour Huguette Bello, «Lucie Castets doit être notre nouvelle Première ministre». Aujourd’hui retirée de la course à Matignon, Huguette Bello apporte son soutien à Lucie Castets dans un communiqué publié sur X (ex-twitter). Fustigeant la réaction d’Emmanuel Macron dans son interview sur le service public, la patronne du parti Pour La Réunion (PLR) considère «irresponsable de supposer que [Lucie Castets] ne serait pas compétente pour pouvoir former un gouvernement et faire passer des réformes au sein de l’Assemblée nationale» et «s’indigne face à ce déni de démocratie et à ce mépris du Président». Au nom du PLR, Huguette Bello exhorte le président de la République de nommer Lucie Castets à Matignon pour «construire un gouvernement qui réponde aux aspirations de la majorité de la population» qui a voté pour le NFP.

Le 24/07 à 09H46

Pour Olivier Faure, le Président de la République doit respecter la tradition… républicaine. Sur le plateau de la matinale de TF1, Olivier Faure tance le «déni de démocratie» dont fait preuve Emmanuel Macron après la proposition de Lucie Castets par le NFP : «On a un président de la République qui vit dans un monde parallèle.» Le premier secrétaire du PS enjoint le Président à «respecter la tradition républicaine» et à nommer un chef de gouvernement issu de «la force qui a été portée en tête par les Français» pour qu’elle puisse «composer un gouvernement». Et si Macron refuse ? «Nous ferons en sorte qu’il cède», prévient Olivier Faure.

Le 24/07 à 09H36

L’interview d’Emmanuel Macron sur France 2 visionnée par 6,3 millions de téléspectateurs. Cela représente environ 34 % du public total, avec 27,8 % des femmes responsables des achats de moins de 50 ans (FRDA-50). La dernière interview télévisée du Président remonte au 6 juin dernier, et avait rassemblé 7,5 millions de téléspectateurs en moyenne mais sur deux chaînes : TF1 et France 2. Cela représentait 41,3 % des parts d’audience.

Le 24/07 à 09H31

La gauche s’unit derrière «l’idée collective» qu’a été la candidature de Lucie Castets. Interrogé sur le plateau de TF1 sur le parti qui a proposé le nom de la haute fonctionnaire dans les négociations à gauche, Olivier Faure admet que le PS a d’abord mis ce nom sur la table. Mais après 16 jours de dissensions internes il faut de nouveau faire bloc, alors le premier secrétaire du PS rappelle immédiatement que son acceptation est «une idée collective». Si le profil de Lucie Castets séduit, «c’est grâce à son parcours et sa sincérité» l’encense Olivier Faure pour qui la candidate de la gauche à Matignon est «l’expression de la société française qui se mobilise pour remettre la société à l’endroit».

Le 24/07 à 09H03

Lucie Castets assure que «nous continuerons à mettre la pression sur le Président pour qu’il tienne compte du verdict des urnes». Lors de sa première interview en tant qu’aspirante Première ministre sur France Inter, Lucie Castets a martelé la nécessité pour le Président de «prendre ses responsabilités» en la nommant à Matignon. Elle a également fait appel à «la société pour nous aider à pousser cet élan. Puisqu’un espoir est né il faut le concrétiser».

Le 24/07 à 08H57

Lucie Castets défend le bilan de la dette de Paris. Si la haute fonctionnaire, aspirante Première ministre, est critiquée dans son travail de conseillère finance à la mairie de Paris, elle se défend : «Je suis fière d’avoir participé au financement de projets qui vont, à très long terme, améliorer la vie des Parisiens et des Parisiennes, notamment en matière d’écologie.» Elle a par ailleurs souligné que la «dette de la ville de Paris n’a aucune commune mesure avec la dette de l’Etat français». Avant de railler : «Les collectivités territoriales dans leur ensemble sont dans une situation financière et budgétaire extrêmement problématique, du fait des politiques mises en place par le gouvernement sortant.»

Le 24/07 à 08H56

Macron va devoir «retenir» le nom de Lucie Castets, «car il n’a pas fini de l’entendre». Marine Tondelier regrette par ailleurs qu’Emmanuel Macron n’ait «pas prononcé» le nom de Lucie Castets durant son interview sur France 2. «C’est assez méprisant parce qu’il y a assez peu de femmes en politique. Avec Lucie Castets, nous avons le même âge. C’est quelqu’un qui est très solide, très crédible. Qui a réussi à mettre d’accord les quatre forces du NFP autour de son nom… C’est dire ! Il va falloir qu’il retienne son nom car il n’a pas fini de l’entendre.»

Le 24/07 à 08H45

«Emmanuel Macron nous a sous-estimés», estime Marine Tondelier. Le président de la République a «fait un bond, à 19 heures, quand une fois de plus il s’est rendu compte qu’il nous avait sous-estimés», estime la représentante écologiste Marine Tondelier sur France Info. «Je pense qu’il n’a pas trop su comment gérer la nouvelle et, comme un enfant paniqué, la seule chose qu’il a pu annoncer à 20 heures, c’est qu’il disait «non».»

Le 24/07 à 08H41

«Mon approche est bien sûr collective», assure Castets. La candidate du Nouveau Front populaire à Matignon a souligné ne pas venir de partis : «Je suis une personnalité à part, hors du monde politique.» Martelant qu’elle ne «représente aucune tendance au sein du NFP», elle a insisté sur sa volonté de travailler sur la base du programme de la première force politique de l’Assemblée nationale, auquel elle «adhère».

Le 24/07 à 08H37

Pour Lucie Castets, il n’y a «aucune coalition possible» avec le camp présidentiel. Au micro de France Inter ce matin, celle qui se définit comme «une femme de gauche engagée» veut tendre la main «aux forces vives de la nation» à gauche et dans la société civile mais balaye toute coalition avec la macronie : «Il n’y a pas d’accord possible entre ceux qui veulent financer les services publics» et ceux qui pensent qu’il est urgent de réduire les moyens, assène Lucie Castets. «Une coalition avec le camp présidentiel est impossible en raison de nos désaccords idéologiques profonds.»

Le 24/07 à 08H32

Lucie Castets se dit consciente que le NFP n’a «pas de majorité absolue». La candidate du NFP pour le poste de Première ministre s’est dite consciente que le NFP «n’a pas de majorité absolue» sur France Inter. «Donc nous allons travailler ensemble.» Elle souligne que pour travailler sur «la base» du programme du Nouveau Front populaire, «on va chercher des coalitions». Castets estime, à titre d’exemple, que «le délitement des services publics a nourri les votes pour le RN».

Le 24/07 à 08H28

Lucie Castets défend le programme du NFP. «Le programme du NFP est notre base.» Invitée sur France Inter, la candidate du NFP pour le poste de Première ministre, Lucie Castets, défend un programme qui «a mis d’accord toutes les forces de gauche de ce pays, c’est un exploit. Il s’agira de convaincre à l’Assemblée pour faire adopter ces mesures».

Le 24/07 à 08H11

Manuel Bompard a l’«impression d’avoir affaire à un forcené […] qui s’accroche à son pouvoir» face à Emmanuel Macron. Sur RTL, le coordinateur national de La France insoumise s’est dit «sidéré, estomaqué, révolté par l’arrogance et la violence» des paroles du Président sur France 2 hier soir, et a estimé qu’Emmanuel Macron ne «tirait pas les conclusions nécessaires» de sa défaite aux élections législatives anticipées, en refusant de nommer à Matignon un membre issu du Nouveau Front populaire.

Le 24/07 à 08H01

Qui est Lucie Castets ? Coup de théâtre une heure avant l’interview du chef de l’Etat sur France 2, France Inter et franceinfo : le Nouveau Front populaire, divisé depuis qu’il est arrivé en tête aux élections législatives des 30 juin et 7 juillet, est parvenu à s’entendre sur le nom de Lucie Castets, une haute fonctionnaire inconnue du grand public engagée dans la défense des services publics.

Le 24/07 à 08H00
Début du live : le 24/07/2024 à 08:09

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