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Législatives: les déplacements de Macron critiqués, Mélenchon appelle les jeunes à se bouger, Borne gênée par #LaQuestionDeLaura... L’actu de ce 15 juin

A mi-chemin entre le premier et le second tour des législatives, «Libération» vous fait vivre ce mercredi de campagne.

Emmanuel Macron à Chisinau, en Moldavie, le 15 juin 2022. (Yona Valat /AFP)
Publié le 15/06/2022 à 8h28, mis à jour le 15/06/2022 à 21h45

Nous voilà à mi-chemin entre le premier tour des élections législatives, qui a vu l’alliance présidentielle et la gauche unie faire jeu égal, et le second tour dimanche prochain. Après un mardi placé sous le signe des chicaneries entre les deux principaux camps, la journée de ce mercredi devrait être encore animée. Marine Le Pen est en déplacement dans le Pas-de-Calais ce matin tandis qu’Edouard Philippe est attendu à Paris en soutien de Clément Beaune. La Première ministre Elisabeth Borne est invitée du 20 heures de France 2 ce soir.

Le 15/06 à 21H43

Macron se rendra bien à Kyiv jeudi après-midi. Selon Europe 1, le président de la République Emmanuel Macron se rendra bien à Kyiv, alors qu’il a entamé mardi une tournée en Europe du Sud-est, dans un contexte d’invasion russe de l’Ukraine. Le chef de l’État va se rendre dans la capitale ukrainienne ce jeudi après-midi.

Le 15/06 à 21H25

«La Nupes doit faire en sorte que la question ne soit plus autour de la personne de Mélenchon» A quelques jours du deuxième tour des législatives, l’élection semble plus que jamais se réduire à un affrontement entre la Nupes et Ensemble. Pour l’analyste et politiste britannique Paul Hilder, fondateur et directeur général de Datapraxis – institut qui fait du conseil dans une douzaine de pays pour des organisations politiques ou d’éducation civique et des think tanks –, la gauche unie devrait désormais changer de stratégie pour espérer toucher un électorat plus large et empêcher Emmanuel Macron d’avoir une majorité absolue. En cessant notamment d’incarner le combat autour de la personne de Jean-Luc Mélenchon pour recentrer le débat autour de la majorité à donner, ou non, au président sortant. Lire notre interview.

Le 15/06 à 20H46

Elisabeth Borne fait la différence entre le bon candidat Nupes et le mauvais candidat Nupes. Alors qu’Emmanuel Macron appelle à «voter pour la République», comprenez pour lui, la Première ministre a tenu à préciser la pensée du président. «La République, c’est la défense des valeurs républicaines : liberté, égalité, fraternité et laïcité. D’autres projets, notamment celui de Jean-Luc Mélenchon ne portent pas ces valeurs.» Et Elisabeth Borne de détailler avec l’outrance habituelle : «Le projet porté par la Nupes consiste en une augmentation massive des taxes, une sortie de l’Europe et la connivence avec la Russie.» Interrogée au sujet du manque de clarté du parti présidentiel sur la question du front républicain, la Première ministre répète qu’ «aucune voix ne doit aller à l’extrême droite». Mais elle différencie en même temps les candidats «qui défendent les valeurs de la République, comme André Chassaigne ou Fabien Roussel [candidats du parti communiste]» des candidats qui «sont ambigus avec la laïcité et qui insultent les policiers».

Le 15/06 à 20H31

Elisabeth Borne défend Emmanuel Macron et quémande une majorité. Interrogée par Anne-Sophie Lapix sur France 2 ce soir, la Première ministre Elisabeth Borne estime qu’ «il était dans le rôle du président de la République de rappeler l’importance et la gravité de la situation un contexte extrêmement grave où des partenaires attendent beaucoup de la France». «Nous avons besoin de majorité forte à l’assemblée nationale pour continuer à jouer notre rôle en Europe et dans le monde», ajoute-t-elle.

Le 15/06 à 18H39

Devant la presse, Mélenchon s’attèle à démonter le programme d’Emmanuel Macron. La presse a été convoquée ce mercredi après-midi par la Nupes sur un mot d’ordre : «le chaos, c’est Macron». «Puisque les échanges se font par l’intermédiaire des médias, c’est notre tour d’interpeller le gouvernement actuel», a amorcé Jean-Luc Mélenchon, qui insiste sur le «actuel» pour rappeler qu’il vise Matignon. Depuis des semaines, l’insoumis réclame un débat avec celle qu’il prétend remplacer, la Première ministre Elisabeth Borne. A la place, il doit se contenter de renvoyer les coups via la presse.

Alors que l’actuelle majorité dépeint une gauche dangereuse à coups de caricatures, d’exagération voire de fake news, la Nupes a voulu décortiquer le programme de Macron, ou son programme. Montrer le sérieux des gauches en se battant projet contre anathèmes. «Oui ou non le gouvernement veut-il faire 80 milliards d’économie ?, a interrogé Mélenchon. C’est notre droit de savoir comment ils vont faire». «En augmentant la TVA, comme l’avait suggéré Sylvain Maillard, porte-parole du groupe LREM ?», fait mine de questionner la Nupes. «C’est ce qu’on fait les gouvernements libéraux avec Fillon en 2012 et Hollande en 2014», peut-on lire sur le dossier de presse distribué. Sur scène, on regarde Maxime des Gayets et Dieynaba Diop, les deux socialistes présents sur scène.

Jean-Luc Mélenchon, attendu sur RTL plus tard, a laissé sa place aux représentants de toutes les familles politiques de la Nupes. Ils se sont réparti les points du programme de Macron avec lesquels ils sont en désaccord : l’obligation de travailler un certain nombre d’heures pour les bénéficiaires du RSA, l’indexation de la rémunération des professeurs selon les résultats des élèves ou encore son manque d’ambition sur le climat. Par notre journaliste Charlotte Belaïch.

Le 15/06 à 18H33

Jean-Luc Mélenchon dézingue une «macronie dans le décor» après la confusion sur les consignes de vote. Pour qui voter lors d’un duel de second tour opposant un candidat de la Nupes et un candidat du RN ? A cette question autrefois réglée par le traditionnel «front républicain», la majorité n’a pas su, dans un premier temps, parler d’une seule voix. De quoi offrir un angle d’attaque à la coalition de la gauche. Flinguant des «mœurs de grand seigneur», Mélenchon estime qu’«il y a des choses que l’on doit dire avec clarté : pour qui l’on ne votera jamais». «N’importe quelle autre consigne n’est pas entendable», a-t-il juré sur RTL. Et d’asséner : «La macronie est partie dans le décor, elle ne sait plus où elle va, ce qu’elle veut. […] On a une impression de débandade.»

Le 15/06 à 18H23

Mélenchon juge «excessif [s]» les propos de la macronie à l’encontre de la Nupes. Invité ce mercredi soir sur RTL, le chef de file de la coalition de la gauche est revenu sur la passe d’armes l’opposant au camp présidentiel. «Il y a 15 jours on nous flattait, on nous caressait, on nous sollicitait», a-t-il déclaré, en référence aux déclarations d’amour de la majorité à l’encontre des Insoumis (les «valeurs communes», dixit Richard Ferrand) adressées avant le second tour de la présidentielle. A l’époque, Emmanuel Macron avait, en effet, besoin des voix de l’électorat de gauche pour battre Marine Le Pen. Battue, la patronne par intérim du RN a été remplacée comme principale adversaire de la majorité par la Nupes. Mélenchon résume : «Tout à coup, revoilà une manière d’ostraciser les gens qui est insupportable.» Et de dénoncer : «Je trouve tout cela excessif.»

Le 15/06 à 18H06

Quatre candidats renoncent à se présenter pour le second tour. Le ministère de l’Intérieur a publié ce mercredi la liste des candidatures pour le second tour des législatives. Quatre candidats manquent à l’appel. Marie-Luce Penchard, candidate dans la 4e circonscription de Guadeloupe et soutenue par le parti présidentiel, a annoncé mardi se retirer. Elle dénonce un «monde où règnent trop de faux-semblants, d’insincérité, de calculs personnels au détriment, bien souvent, de l’intérêt général». Dans la première circo du Lot-et-Garonne, c’est la candidate de la Nupes Maryse Combres qui a annoncé se désister, alors qu’elle est arrivée dimanche derrière Michel Lauzzana (Ensemble) et Sébastien Delbosq (RN). En Seine-Saint-Denis, deux candidats se sont également retirés : Virginie de Carvalho dans la 11e circo et Azzédine Taïbi dans la 4e. La première (DVG) a recueilli 15 % dimanche, loin derrière les 46 % de la candidate de la Nupes Clémentine Autain. Le maire de Stains, de son côté, se présentait en dissident face à la candidate de la Nupes, Soumya Bourouaha. Il a vaguement évoqué un «retrait responsable, respectueux des électrices et des électeurs».

Le 15/06 à 17H42

Jean-Yves Le Drian sort du silence et dénonce le «populisme» de Jean-Luc Mélenchon. L’ancien ministre des Affaires étrangères s’exprime dans un communiqué à quatre jours du second tour. «Face à la crise du pouvoir d’achat, face à l’urgence environnementale, face au retour de la guerre sur notre continent», Le Drian appelle à voter en faveur des candidats Ensemble ! «pour donner une claire majorité d’action au Président de la République». L’ancien ministre de François Hollande, qui compte parmi les candidats de la Nupes d’anciens camarades du PS, tacle «les mirages d’une gauche mystifiée par les faux-semblants et les fausses promesses du populisme de Jean-Luc Mélenchon». «Prétendre défendre notre modèle social, avancer dans la transition écologique et porter nos valeurs démocratiques en tournant le dos à l’Europe, c’est condamner à l’impasse ces combats pourtant essentiels. Vouloir affaiblir nos alliances alors que nous vivons un moment de bascule historique, c’est être aveugle à la gravité de la situation internationale», écrit-il dans son communiqué.

Le 15/06 à 17H32

La coalition présidentielle en tête au second tour, la majorité absolue toujours incertaine, selon un sondage. L’alliance des partis réunies sous la bannière Ensemble ! obtiendrait entre 265 et 300 sièges au second tour des législatives, dimanche, selon un sondage Ifop-Fiducial pour LCI et Sud Radio publié ce mercredi. La Nouvelle union populaire écologique et sociale (Nupes), décrocherait, elle, entre 180 à 210 sièges. A quatre jours du scrutin, ce sondage marque un très léger recul pour le camp d’Emmanuel Macron par rapport à une précédente étude, publiée le 10 juin, qui lui donnait entre 270 et 305 sièges. Les projections sont inchangées en ce qui concerne la coalition de gauche. Les Républicains (ainsi que l’UDI et les Centristes) remporteraient 40 à 65 sièges selon ce sondage, et le RN entre 20 et 40 sièges.

Le 15/06 à 17H16

Emmanuel Macron en Europe de l’Est, ses adversaires l’accusent de «fébrilité» et de «fuite». L’image d’un bref discours sur le tarmac d’Orly, mardi, avant de décoller pour la Roumanie, n’a pas servi le chef de l’Etat. Ses détracteurs moquent depuis - avec grandiloquence - un déplacement aux airs de départ de De Gaulle à Baden-Baden, en 1968. Y voyant un signe d’inquiétude quant aux résultats du second tour, ils l’accusent tout simplement de «fuir». «Dimanche, il est fondamental d’aller voter car il est de plus en plus probable qu’Emmanuel Macron n’ait pas de majorité absolue, a tweeté ce mercredi Marine Le Pen. Cela est visible par la très grande fébrilité du Président de la République qui fuit à l’étranger, comme à chaque fois qu’il est en difficulté.» Le chef de file de la Nupes, Jean-Luc Mélenchon, a dénoncé sur son blog le «mépris» du Président. «Oui, c’est du mépris d’avoir prévu d’être 3 jours hors de France entre les deux tours de l’élection qui va fixer la politique de notre pays», note le député des Bouches-du-Rhône. En Roumanie, où il a atterri mardi, Macron lui a répondu ce mercredi matin : «Il faudra m’expliquer en quoi venir auprès de nos soldats est une forme de mépris.»

Le 15/06 à 16H57

Moqués sur Twitter, les «Jeunes avec Macron» suppriment leur clip d’avant second tour. «Nous avons publié ce matin un spot de fiction politique, visant à appeler au vote et mettant en scène certaines des mesures qui pourraient être prises si les extrêmes arrivaient au pouvoir et imposaient leur programme», écrivent les JAM sur Twitter. La raison invoquée ? Des «messages de haine qui ont suivi» sa publication, «notamment envers les militants à l’image». Et les jeunes macronistes de «regrett [er] le détournement du message principal», à savoir «dire non aux extrêmes». La Nupes et le RN - les «extrêmes» - renvoyés dos-à-dos et le week-end à Marrakech ne sont, eux, pas abordés dans ces «explications» des JAM.

Le 15/06 à 16H35

«Améliorer» la «vie quotidienne» des Normands : la «priorité» de la candidate Elisabeth Borne. Arrivée en tête (34 %) dans la 6e circonscription du Calvados dimanche, la locataire de Matignon gère confortablement son avance, en poursuivant sa campagne de terrain, à Villers-Bocage ce mercredi. Dans les colonnes de la Voix le bocage, un canard local, la Première ministre déroule également sa «priorité» si elle est élue, celle «d’améliorer [la] vie quotidienne» des électeurs de sa circonscription, «en leur garantissant un accès à l’offre de soins complète au travers de partenariat entre les différents acteurs de la santé», «en déployant de nouvelles Maisons France Service», «en réduisant la fracture numérique sur notre territoire et en permettant à nos aînés de bien vieillir à leur domicile».

Le 15/06 à 16H00

Dans les Yvelines, le baron de la droite Pierre Bédier sur le départ ? Indéboulonnable homme fort du département (il en a été le président de 2005 à 2009 puis sans interruption depuis 2014), le chiraquien a envoyé un courrier aux adhérents LR des Yvelines, dévoile 78actu, dans lequel il déplore l’«échec total» des législatives pour la droite dans son département. Dimanche, aucun candidat LR dans les douze circonscriptions ne s’est qualifié pour le second tour. Dans ce fief de la droite (Gérard Larcher, Valérie Pécresse, François-Xavier Bellamy, etc), les deux députés sortants - et miraculés de la vague macroniste de 2017 -, Michel Vialay (8e circonscription) et Philippe Benassaya (11e) ont été balayés. Pour le patron de la droite locale et maire de Mantes-la-Jolie, la déroute est cuisante. Fragilisé par des affaires sur le plan personnel, l’ex-secrétaire d’Etat de Jacques Chirac laisse entendre dans son courrier qu’il pourrait passer la main au Conseil départemental. La fin d’une époque.

Le 15/06 à 15H40

La République, c’est lui ? «Aucune voix ne doit manquer à la République», a lancé le Président mardi, sur le tarmac de l’aéroport d’Orly, avant de s’envoler pour la Roumanie. La formule n’est pas maladroite, elle est inquiétante. Elle témoigne d’un sens très atrophié du pluralisme en politique, presque d’un fantasme de parti unique. «Pour le chantre de la pensée complexe, il y a une grossièreté notable à accaparer dans une logique partisane le monopole de la République tout en manquant de clarté quand il s’agit pour son camp de faire bloc contre l’extrême droite dans une logique de front républicain», souligne notre journaliste Jonathan Bouchet-Petersen, après les propos controversés du chef de l’Etat. Lire son billet ici.

Le 15/06 à 14H54

Avant le second tour, les «Jeunes avec Macron» communiquent - et paniquent. Alors que les cadors de la majorité redoublent de superlatifs pour alerter sur le danger que représenterait une victoire de la coalition de la gauche, les jeunes macronistes entrent dans la danse. Dans un clip vidéo publié sur Twitter, les «JAM» mettent en scène une éventuelle arrivée au pouvoir de la gauche unie rangée derrière Jean-Luc Mélenchon. Une jeune femme marchant dans la rue reçoit sur son téléphone une série de notifications, allant d’une «hausse des prix de l’énergie de 20 %» (la «faute à l’arrêt des centrales nucléaires») à la suspension des «subventions aux médias indépendants» en passant par la «suppression des vols hors de l’Europe à faible coût». Cette dernière mesure donne même des sueurs froides à la comédienne qui avait prévu… Un week-end à Marrakech. Fidèles à leurs aînés, les jeunes macronistes mettent dans le même sac l’alliance de gauche et le RN qui, lui, pourrait déposer une proposition de loi «pour interdire la construction de mosquées et le port du voile». Conclusion des JAM : «Vous ne voulez pas de cette France ? Nous non plus. Pour l’éviter, votez.»

Le 15/06 à 14H06

Dans l’Eure, Sébastien Lecornu soutient «tous les candidats qui font face à un candidat d’extrême-droite». Le Rassemblement national est arrivé en tête dans les cinq circonscriptions du département de l’Eure. Dans quatre d’entre elles, les candidats RN affronteront un candidat de la majorité présidentielle, Ensemble. Dans la 4e, le second tour verra s’affronter Chrystelle Saulière (RN) à Philippe Brun (Nupes). Alors que la majorité a théorisé un front républicain à géométrie variable, au «cas par cas» dixit LREM, le ministre des Armées, lui, soutiendra dimanche le candidat Nupes - issu du PS. «Dimanche prochain, comme lors de chaque scrutin, je soutiendrai donc dans notre département de l’Eure, tous les candidats qui font face à un candidat d’extrême-droite», a déclaré Lecornu au Démocrate Vernonnais, un journal local.

Le 15/06 à 12H47

Elisabeth Borne à son tour questionnée sur les responsables politiques accusés de violences sexuelles. «Vous mettez à la tête de l’Etat des hommes accusés de viols, pourquoi ?» La question posée la semaine dernière par Laura, lycéenne de Gaillac, à Emmanuel Macron est devenue un symbole sur les réseaux sociaux. Et sur la place publique. Elle a été posée ce midi à la Première ministre Elisabeth Borne, en déplacement à Villers-Bocage (Calvados), par une autre femme. «On a beaucoup formé les magistrats et les policiers pour que ce soit plus facile de porter plainte, commence par répondre la Première ministre. Il est essentiel que des femmes puissent déposer plainte pour que la justice puisse faire son travail.» Relancée par son interlocutrice qui lui demande si «ça ne [la] dérange pas qu’un homme utilise sa stature de pouvoir pour avoir des faveurs», Elisabeth Borne répond qu’elle n’est «pas juge».

Le 15/06 à 12H30

La macronie ne croit pas à une cohabitation. Jean-Luc Mélenchon n’en démord pas : il peut toujours imposer une cohabitation à Macron si, dimanche, la Nupes obtient au moins 289 sièges à l’Assemblée. C’était son pari dans l’entre-deux-tours de la présidentielle, ça l’est toujours aujourd’hui. En face, les macronistes ne veulent pas y penser. «Une cohabitation serait impossible», assure Richard Ferrand sur LCI. Pour le président de l’Assemblée Nationale et candidat LREM dans le Finistère, l’idée même de voir Jean-Luc Mélenchon entrer à Matignon est inenvisageable. Les positions entre le président et le chef de la Nupes sont «irréconciliables», veut croire Ferrand. Puis : «Personne ne veut en France de la conflictualité». D’ailleurs, selon lui, «l’heure est au rassemblement autour du président de la République et non pas aux postures et aux jeux polémiques». Puisqu’en démocratie, on s’en remet au vote, les électeurs trancheront dimanche.

Le 15/06 à 12H14

Le bras de fer s’emballe entre Macron et Mélenchon. Les deux mènent une bataille à distance, à quatre jours des élections législatives. Dans un communiqué ce midi, le leader de la Nupes reproche au président son «mépris» de passer «trois jours hors de France entre les deux tours de l’élection qui va fixer la politique de notre pays». Le chef de l’Etat étant en déplacement en Roumanie. Déjà mardi après-midi, sa prise de parole sur le tarmac de l’aéroport d’Orly avait suscité critiques et interrogations. Mélenchon relève aussi «l’inélégance» de cette «dispute entre Français depuis l’étranger» et tient à «dénoncer la grossièreté des caricatures proférées» par Macron.

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