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Libération
Reportage

En Moselle, Marine Le Pen retire le costume de prévenue pour enfiler celui de mauvaise candidate à la présidentielle

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A l’occasion d’un déplacement sur la santé dans le cadre des municipales ce samedi 31 janvier, l’aspirante candidate à l’Elysée a évacué les questions liées à son procès et enchaîné les approximations sur le fond.

Marine Le Pen à Creutzwald (Moselle) ce samedi 31 janvier. (Jean-Christophe Verhaegen/AFP)
ParNicolas Massol
envoyé spécial à Creutzwald (Moselle)
Publié le 31/01/2026 à 19h32

Et soudain, il vient à une journaliste allemande l’idée saugrenue de poser une question en rapport avec le thème de la journée : à l’occasion des municipales, que propose le Rassemblement national en matière de coopération transfrontalière, dans le domaine de la santé ? Marine Le Pen, qui a l’air de sécher, enfile deux ou trois perles sur l’importance des liens entre la France et l’Allemagne avant de refiler la patate chaude au député du coin, Alexandre Loubet, qui, dit-elle, va répondre sur ce point précis. Le désigné vire au rubicond et se lance dans un éloge des contrôles de police aléatoires mis en place outre-Rhin ou de leur fête de la bière. Avant, à son tour, de refiler la patate chaude à son subalterne, Xavier Cerveau, le candidat RN de la ville, qui se tient à votre disposition pour toutes vos questions sur le sujet.

Qui aurait pu prévoir une telle question ? Sans doute quelques personnes : ce samedi 31 janvier, on est à Creutzwald, en Moselle, à 500 mètres de la frontière, où Marine Le Pen tient une table ronde sur le thème de la santé, dans le cadre des municipales. De ce scrutin, à vrai dire, la cheffe de file de l’extrême droite française semble n’avoir pas fa

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