Passée sous silence pendant la campagne présidentielle, la promesse est caractéristique de la «nouvelle» Marine Le Pen, celle qui veut faire passer des projets anti-démocratiques pour des mesures de pouvoir d’achat : la candidate du Rassemblement national ambitionne, si elle est élue présidente de la République, de privatiser l’audiovisuel public. C’est-à-dire de vendre France Télévisions (France 2, France 3, Okoo, etc.), Radio France (France Inter, France Culture, Mouv’, etc.) et France Médias Monde (France 24, RFI, etc.) à des propriétaires privés. Ainsi, explique-t-elle, les contribuables n’auront plus à payer la contribution à l’audiovisuel public, autrement dit la «redevance» : un soulagement pour leur porte-monnaie, selon sa vision des choses. Cette taxe, payée annuellement par les foyers équipés d’un téléviseur, est fixée à 138 euros en métropole, 88 euros en outre-mer.
Billet
En voulant privatiser l’audiovisuel public, Marine Le Pen montre son vrai visage
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Si elle est élue, la candidate du Rassemblent national prévoit la cession au secteur privé de France Télévisions, Radio France et France Médias Monde. Derrière l’argument du pouvoir d’achat se cache, en réalité, une volonté de créer des médias défendant son action et un abandon de souveraineté typique de l’extrême droite.
Marine Le Pen, lors d'un débat télévisé, en avril 2017. (Boby/Libération)
Publié le 12/04/2022 à 16h28
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