Si la comparaison n’était pas malvenue, en pleine commémoration du 80e anniversaire du Débarquement, la communication frénétique d’Emmanuel Macron dans les derniers jours de la campagne des européennes évoquerait un tapis de bombes. Interview mardi au Crayon, le média de la génération Z, trois jours de célébrations et de discours entre la Bretagne et la Normandie, trente-trois minutes d’interviews aux 20 heures de TF1 et France 2 jeudi 6 juin, conférence de presse avec son homologue ukrainien vendredi après-midi et dîner d’Etat avec Joe Biden… «Est-ce que cette actualité mémorielle sera de nature à nous donner un peu de souffle ?» s’interroge un conseiller de l’exécutif. C’est le pari de l’Elysée pour mobiliser in extremis un électorat tenté par l’abstention.
S’appuyant sur la mémoire d’une Europe libérée du joug nazi, le chef de l’Etat n’a pas lésiné sur la dramatisation du scrutin du 9 juin, appelant au «sursaut» et au «réveil» face au spectre d’une Europe bloquée par la percée de l’extrême droite. C




