Un territoire européen menacé d’annexion par une puissance étrangère ? Le Rassemblement national dit non. «Céder créerait un précédent grave : en matière de souveraineté chaque renoncement appelle le suivant», a tonné Jordan Bardella, mardi dans l’hémicycle du Parlement européen, à Strasbourg. «Aujourd’hui le Groenland, demain la Guyane, Saint-Pierre-et-Miquelon, ou la Nouvelle-Calédonie. Stop à l’engrenage», avait asséné la veille, au micro de Sud Radio, son conseiller diplomatique, l’eurodéputé Pierre-Romain Thionnet. Au micro de RMC, le député RN Jean-Philippe Tanguy a lui aussi prévenu que «dès qu’on franchit une limite, tout tombe les uns après les autres». Le numéro 2 de Marine Le Pen à l’Assemblée se lançant dans un curieux éloge du droit international : «Le RN fait partie de l’école de la realpolitik. On n’est pas irénistes, on ne croit pas que le droit résout toutes les solutions mais le droit encadre la loi du plus fort, encadre les rapports de force et permet de réguler.»
Analyse
Face à Trump, la valse-hésitation du Rassemblement national
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Enlèvement de Nicolás Maduro, menaces sur le Groenland… Jordan Bardella hausse désormais le ton contre le président américain et en appelle à une riposte européenne, après avoir regardé, avec une certaine fascination, son ascension.
Jordan Bardella lors d'une session plénière au Parlement européen, à Strasbourg, le 6 octobre 2025. (Romeo Boetzle/AFP)
Publié le 23/01/2026 à 19h50
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