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Reportage

«Faire pour nous, sans nous, c’est contre nous» : à Pantin, les quartiers populaires veulent faire entendre leur voix avant les municipales

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Réunis par l’Assemblée des quartiers, en Seine-Saint-Denis, les 7 et 8 novembre, différents acteurs politiques ont notamment phosphoré sur leur engagement dans la campagne des élections de 2026 alors que la défiance est forte à l’égard des partis politiques.

Assa Traoré au micro et Mohamed Mechmache, à l'université de l'Assemblée des quartiers, à Pantin (Seine-Saint-Denis), le 8 novembre 2025. (Cyril Zannettacci/Libération)
Publié le 09/11/2025 à 14h43

Il y a un trop-plein, dans la salle Jacques Brel, à Pantin (Seine-Saint-Denis), samedi 8 novembre au soir. Trop de monde, les quelque 300 places ne suffisent plus. Alors certains s’assoient sur les marches et d’autres restent debout. Trop de choses à dire, les prises de parole débordent sur le temps prévu et les débats se poursuivent avec une animation entre deux tables rondes. Et trop de colère, qui serre la gorge de ceux qui tiennent le micro et fait vibrer d’indignation ceux qui les écoutent. La deuxième édition de l’université de l’Assemblée des quartiers, déclinaison des universités d’été des partis politiques à la sauce de cette initiative née au printemps 2024 pour fédérer les acteurs politiques des quartiers populaires, se tenait les vendredi 7 et samedi 8 novembre. Les deux journées de rencontres montrent une chose : si bon nombre de débats ne sont pas tranchés, la discussion politique entre les acteurs des quartiers populaires, elle, est bien ouverte, avec notamment les élections municipales de mars 2026 en ligne de mire.

Faut-il opérer des rapprochements stratégiques entre quartiers populaires et campagnes ? «La convergence des territoires est une belle idée romantique, mais elle n’existe pas», balaie l’essayiste

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