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«Front républicain» : la droite travaille à faire tomber le barrage

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Dimanche 7 décembre, Bruno Retailleau a réaffirmé que, pour lui, «le Rassemblement national appartient à l’arc républicain». Tout en refusant l’union de son camp avec l’extrême droite, il ne prend pas clairement ses distances avec Marine Le Pen et Jordan Bardella.

Bruno Retailleau, président des Républicains, à Bry-sur-Marne (Val-de-Marne), le 6 novembre 2025. (Albert Facelly/Libération)
Publié le 07/12/2025 à 19h33

«La poutre travaille encore» et toujours. Mais pas de la façon dont l’avait imaginée Edouard Philippe en 2017, quand le mouvement d’Emmanuel Macron, La République en marche, recomposait le centre en s’attifant de responsables politiques venus des Républicains et du Parti socialiste. Huit ans plus tard, la majeure partie ce qu’il reste de la droite ne regarde plus du tout vers le centre, mais hésite entre copier le programme de l’extrême droite sans s’allier avec le Rassemblement national et profiter des élections municipales de mars pour réaliser l’union avec le parti de Marine Le Pen. Tout le monde s’accorde en revanche pour enterrer une bonne fois pour toutes le «front républicain», soit le barrage à l’extrême droite dans les seconds tours.

Invité de BFM politique ce dimanche 7 décembre, le président de LR, Bruno Retailleau, a répété que, pour lui, «le Rassemblement national appartient à l’arc républicain, ce que n’est pas La France insoumise». Avant de s’engager à continuer la stratégie de la droite depuis au moins une décennie : parler comme l’extrême droite pour récupérer ses électeurs. «Je n’ai jamais combattu le RN par l’anathème, professe Retailleau. Les électeurs du RN ce ne sont pas des fascistes, qu’on arrête de le dire, ce sont souvent nos anciens électeurs.»

Pour lui, son camp «a perdu des millions d’électeurs ces dernières années parce qu’on a eu une droite qui a été trop peureuse, on a eu une droite qui a vécu sous l’hégémonie int

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