Elle ambitionnait de marquer les esprits, elle a sali la droite qu’il est d’usage de qualifier de «républicaine». En se laissant aller, dimanche au Zénith de Paris, à un braconnage sémantique de l’extrême droite lors du meeting le plus important de sa campagne présidentielle, la candidate LR Valérie Pécresse a commis une faute qui fera date dans l’histoire de sa famille politique. Et un choix stratégique probablement funeste pour son camp. Qui s’attendait à entendre ce bébé Chirac reprendre à son compte le terme de «grand remplacement» que même Marine Le Pen n’utilise pas parce qu’elle juge qu’il a des relents complotistes ? Pire encore, la présidente de la région Ile-de-France l’a lié dans la même phrase à la peur du «grand déclassement», telle une vulgaire copie d’Eric Zemmour. Certes, ce fut pour dire qu’il n’y avait de «fatalité» ni à l’un ni à l’autre, mais le mal est fait.
Billet
«Grand remplacement»? La lourde faute de Valérie Pécresse
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L’emploi de ce totem de l’extrême droite lors de son meeting au Zénith de Paris dimanche montre à quel point la candidate LR est dans une impasse idéologique entre le libéralisme pro-business de Macron et celui xénophobe d’Eric Zemmour.
La candidate LR à la présidentielle, Valérie Pécresse, lors de son meeting au Zénith de Paris, dimanche. (Albert Facelly/Libération)
Publié le 14/02/2022 à 9h31
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