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Décryptage

Intercommunalités, la face cachée des municipales

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Ces institutions aux compétences et aux moyens importants gèrent nombre de sujets du quotidien, mais restent mal connues des citoyens, quand elles ne suscitent pas leur défiance.

Lors du 107e congrès des maires de France, au Parc des expositions, à Paris, le 20 novembre. (Albert Facelly/Libération)
Publié le 15/01/2026 à 8h00

«La majorité des gens, l’interco, ils s’en foutent comme de l’an 40, souffle le maire d’un village gardois. Ici la communauté de communes, c’est les poubelles et pas une ligne de plus sur la feuille d’impôts. C’est tout.» Seize ans après avoir été rendue obligatoire par la loi de 2010, la coopération intercommunale demeure un objet aux contours flous pour nombre de citoyens, entre défiance et méconnaissance. Alors même que les 1 254 établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre (1) représentent un enjeu à part entière des élections municipales des 15 et 22 mars avec leurs moyens parfois conséquents et leurs compétences étendues – développement économique, eau, traitement des déchets… à quoi peuvent s’ajouter, en option, la protection de l’environnement, la politique de la ville, la voirie ou encore la gestion des équipements sportifs et culturels.

«Le sujet n’est pas toujours compris par les habitants, ils mélangent les compétences», note Isabelle Dufau, adjointe au maire de Tarnos et présidente de la Communauté de communes du Seignanx, dans les Landes. Au cours du mandat qui s’achève, l’élue, «ancrée à gauche», a planté une caravane dans les quartiers et sur les places des villages

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