Ah il en était fier, de son titre, le directeur de cabinet de Jean-Marie Le Pen. Il le faisait ronfler un peu partout derrière lui : à la fin de ses SMS, de ses courriels, sur ses cartes de visite et jusque sur son CV rédigé tout juste après l’un de ses contrats litigieux d’assistant parlementaire avec Bruno Gollnisch, en 2015. Bon, à l’époque, le Parlement européen commençait déjà à tousser. Guillaume L’Huillier, qui comparaît ce mardi 27 janvier devant la cour d’appel de Paris, a donc prudemment ajouté l’appendice «parlementaire» à la fonction «directeur de cabinet». La présidente, Michèle Agi, s’en est étonnée : «Qu’est-ce que ça recouvre comme notion, directeur de cabinet parlementaire ? Directeur de cabinet, je vois, assistant parlementaire je vois, mais là, non.» L’Huillier a bredouillé.
A l’entendre, directeur de cabinet, c’était surtout une façon de se faire mousser. Ce «titre», dit-il, il s’en «targuait», le «revendiquait», il en «était très fier». Il s’enflamme : «Je trouvais ça, je trouve toujours très honorant d’avoir le tit




