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Jamilah Habsaoui, maire d'Avallon (Yonne) et candidate aux municipales 2026, au pub Vauban.Jamilah Habsaoui, maire d'Avallon (Yonne) et candidate aux municipales 2026, au pub Vauban. (Claire Jachymiak/Hans Lucas pour Libération)
Reportage

«Je suis la femme à abattre» : en Bourgogne, la ville d’Avallon vit une campagne municipale «à la “Dallas”»

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La maire sortante, Jamilah Habsaoui, éclaboussée par une affaire de trafic de drogue en 2024, affronte trois listes d’opposants. Bien que devenue témoin assisté après une mise en examen, les débats se concentrent sur sa personne, dans une ville économiquement «sur le fil».
ParGuillaume Tion
envoyé spécial à Avallon
publié le 2 février 2026 à 8h15

Avallon, 6 500 habitants, sous-préfecture de l’Yonne. Des remparts, des jardins en espalier, un centre historique et le panorama du Morvan. Ici, la vie semble douce et dynamique. La rue commerçante aux vieux immeubles regorge de magasins proprets et le samedi, jour de marché, une petite foule se presse aux étals. Rien à voir avec Auxerre, la préfecture taiseuse aux artères vides. Mais qu’on ne s’y trompe pas : selon ses résidents, Avallon, «belle endormie», est «sur le fil» dans une ambiance «à la Dallas», chauffée à blanc par les municipales. Tout commence par ce que les gens appellent ici «l’affaire».

En avril 2024, la maire d’Avallon, Jamilah Habsaoui, était mise en examen après que 70 kilos de cannabis, 1 kilo de cocaïne, 20 lingots d’or et 7 000 euros en liquide étaient retrouvés dans différents lieux, dont la maison occupée par son père. «On a été sidérés, se rappelle un Avallonais. Du jour au lendemain, la presse internationale a débarqué. C’était choquant.» La maire a été placée en détention provisoire une quarantaine de jours, et ce mêm

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