Valérie Pécresse a le sourire crispé. Mercredi, un militant révolutionnaire l’a aspergée de poudre rose après son allocution face aux représentants de PME. La candidate LR n’est pas contente. Il faut dire que la couleur est maudite. Depuis peu, Pécresse a une peur : celle de finir comme Anne Hidalgo. «Il nous faut faire attention à ça, nous explique un LR haut gradé. Hidalgo était bonne sur TF1 [lundi] et sur le logement quand Christiane Taubira s’est plantée [à la Fondation Abbé-Pierre, début février].» Et de s’inquiéter : «Vous pouvez dire des choses très bien, mais si on ne vous écoute pas, c’est la fin.»
La socialiste aura au moins réussi un exploit lors de cette campagne : devenir l’étalon de la lose chez ses opposants. Certes, l’écart est grand. La candidate LR est à 11,5 % contre celle du PS qui frôle les 2 %. La marche est donc encore très haute pour atteindre le second tour. Assez pour démoraliser ses troupes, comme on vous le racontait hier du côté des roses




