Un François Bayrou qui ne relâche pas la pression sur la proportionnelle mais donne consigne à ses troupes de faire front commun avec les marcheurs aux régionales. Un accord national qui offre la tête de liste probable à deux ministres Modem – Marc Fesneau (Relations avec le Parlement) en Centre-Val-de-Loire, rare chance pour la majorité d’empocher une région, et Geneviève Darrieussecq (Anciens combattants) en Nouvelle-Aquitaine… Et d’autre part, la dispersion des élus Modem franciliens, dont certains ont choisi de rempiler avec la présidente ex-LR sortante, Valérie Pécresse. Car l’union nationale avec La République en marche d’Emmanuel Macron a un prix : des conseillers régionaux doivent lâcher, après six ans, des majorités (de droite) pour rallier des candidats LREM très rarement favoris. Ce qui pique forcément ici et là.
Mauvais souvenirs
Ainsi vont les relations entre LREM et son turbulent allié qui, depuis 2007, a pourtant connu contorsions électorales plus baroques : «Il n’y a pas de conflit de valeurs à partir sur des listes de la majorité présidentielle plutôt que colorées LR. Dans notre histoire, on a vécu plus compliqué», relativise un vieux de la vieille. Le Modem a effectivement été capable de soutenir, dans un même cru municipal (en 2008), Martine Aubry à Lille et Alain Juppé à Bordeaux. Aux municipales de 2020, le Modem avait déjà dû navigue




