Le parti Renaissance va-t-il perdre un siège à l’Assemblée à cause d’une «incompréhension» entre la députée élue et son suppléant ? Le premier tour de la législative partielle de la 1re circonscription du Loiret, à Orléans, s’est tenu ce dimanche 18 janvier. Avec 33,9 % des suffrages exprimés, c’est Stéphanie Rist, la ministre de la Santé, qui est arrivée en tête, devant la candidate du Rassemblement National Tiffanie Rabault (27,2 %) et la candidate socialiste Ghislaine Kounowski (27,1 %), selon les chiffres de la préfecture du Loiret publiés ce dimanche soir.
Le candidat LFI, Houari Belgherbi, a rassemblé 7,1 % des voix et la candidate Reconquête !, Nicole Maurice, 4,8 %, tandis que le taux d’abstention a atteint les 70,6 %. Les électeurs sont appelés à voter pour le second tour dimanche prochain, le 25 janvier.
«Si je gagne, je reste ministre»
Stéphanie Rist, médecin de profession, détenait le siège depuis 2017. Nommée ministre de la Santé en octobre dernier, elle avait laissé sa place à l’Assemblée à son suppléant, Stéphane Chouin, comme la loi le prévoit. Mais ce dernier a refusé de remplacer sa titulaire, préférant demeurer maire de Saint-Hilaire-Saint-Mesmin (Loiret).
«Dès la campagne législative de 2024, j’avais expliqué à Mme Rist, à plusieurs d’entre vous, et aux membres du conseil municipal que je ne souhaitais pas siéger à l’Assemblée nationale si cette situation se présentait», a expliqué le suppléant. «Nous ne nous sommes pas compris», a expliqué la ministre sur le plateau d’Ici Centre-Val-de-Loire.
En cas de nouvelle victoire, cette dernière a déjà annoncé qu’elle ne siégerait pas au Palais-Bourbon : «Si je gagne, je reste ministre et ma suppléante, Marie-Philippe Lubet, qui est maire [de Saint-Denis-en-Val dans le Loiret, ndlr] a accepté d’être députée.» En cas de défaite, Stéphanie Rist, elle, a annoncé qu’elle proposerait au Premier ministre de quitter le gouvernement.
Aux dernières élections législatives, les résultats du premier tour avaient donné lieu à une triangulaire entre Stéphanie Rist, la candidate du Nouveau Front populaire (NFP), Ghislaine Kounowski, et la candidate du Rassemblement national (RN), Tiffanie Rabault. Le désistement de Ghislaine Kounowski pour faire barrage au RN avait permis à Stéphanie Rist de l’emporter face à l’extrême droite, avec plus de 67 % des voix.




