Les digues ne tiennent plus en Haute-Savoie. Ce dimanche 1er février, le deuxième tour de la législative partielle qui se tenait dans la troisième circonscription du département a été remporté par Antoine Valentin, candidat de l’Union des droites pour la République (UDR), soutenu par le Rassemblement national. Il a rassemblé 59,1 % des suffrages exprimés, selon les résultats officiels provisoires, devançant largement Christophe Fournier, le candidat LR qui lui faisait face.
Avant même l’annonce du résultat, Eric Ciotti, le président de l’UDR, s’est félicité d’une «incontestable victoire», tandis que Marine Le Pen a estimé sur X que «l’alliance RN-UDR bat Les Républicains de Laurent Wauquiez et Bruno Retailleau, totalement discrédités par leur soutien à Emmanuel Macron et aux diktats des socialistes».
Victoire symbolique pour l’extrême droite donc, puisque le groupe d’Eric Ciotti passe à 17 députés. Pas de quoi faire basculer l’équilibre de l’Assemblée nationale, mais un précédent important dans ce fief de la droite traditionnelle qui avait toujours résisté à la montée de l’extrême droite jusqu’ici. Mais Christophe Fournier n’a pas réussi à remonter la pente, après un premier tour où il était distancé de 30 points par le candidat ciottiste. Malgré des tentatives pour rallier les voix du centre et de la gauche derrière un front républicain, stratégie qui avait fonctionné aux législatives de 2024, il s’est fait distancer par Antoine Valentin.
Agé de 33 ans, maire de Saint-Jeoire – mandat qu’il devra vraisemblablement quitter en raison de la loi sur le non-cumul des mandats –, le nouvel élu avait parrainé Eric Zemmour lors de la présidentielle de 2022. Il prendra la place de Christelle Petex, députée de droite traditionnelle et représentante de la circonscription depuis trois ans, qui avait finalement démissionné de tous ses mandats politiques en septembre 2025. Elle justifiait son choix en expliquant qu’elle était la cible de «trop de critiques, d’attaques, de tentatives de dissuasion, de menaces».




