Un caneton jaune citron sur fond violet : difficile de passer devant les panneaux électoraux sans remarquer les affiches du Parti animaliste (PA). Mais ce canard va-t-il faire recette ? Le baromètre Opinionway du 25 mai crédite le PA de 2 % d’intentions de vote pour les législatives, soit près du double des suffrages obtenus lors du scrutin de 2017 (1,1 %). Créé seulement un an plus tôt, ce parti présentait alors 147 candidats, contre 421 aujourd’hui. De quoi réjouir Douchka Markovic, coprésidente du PA et suppléante de Laurent Baffie, qui se présente sous la bannière du PA dans la 3e circonscription de Paris : «Depuis la création de notre parti, qui avoisine désormais les 4 000 adhérents, la cause animale a beaucoup gagné en visibilité.» «Notre rôle n’est pas d’être élus coûte que coûte mais d’incarner un aiguillon politique, enchaîne Jean-Luc Dené, candidat du PA dans la 5e circonscription des Yvelines. C’est aussi de rappeler aux électeurs qu’ils ont prise sur de vraies problématiques, comme la consommation de viande qui impacte la planète, la santé et les animaux.»
Pour autant, la défense de la cause animale n’est plus l’apanage du PA. Lors de la campagne présidentielle, LFI et EE-LV ont accordé une place inédite à cette thématique




