Nouveau big bang en vue à l’Assemblée nationale, après l’irruption des marcheurs en 2017. Au terme d’une semaine d’entre-deux-tours qui n’aura pas permis de relever le niveau de la campagne législative, les Français sont appelés aux urnes pour la quatrième fois en dix semaines. Sans présager du résultat de dimanche, il est déjà acquis que la composition du Palais-Bourbon va sensiblement changer, avec une majorité sortante qui marque le pas, une gauche bel et bien de retour qui deviendra la principale force d’opposition à défaut – sauf chamboulement – d’imposer une cohabitation, une extrême droite qui franchit un palier avec la constitution très probable d’un groupe parlementaire et une droite qui tentera de sauver ce qui peut l’être… et qui pourrait même, finalement, se retrouver en position d’être la force d’appoint d’Emmanuel Macron. Quel que soit le verdict des urnes, la nouvelle Assemblée sera moins monolithique et donc potentiellement moins docile que la précédente, faisant renaître une vitalité parlementaire largement oubliée dans un régime présidentialisé à l’extrême.
Analyse
Législatives: pour la macronie, la fin d’un hémicycle
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Le second tour des élections législatives promet un changement radical à l’Assemblée, où le parti présidentiel régnait en maître depuis 2017. Le scénario d’une majorité relative et du départ de quelques ministres se précise, alors que la gauche unie s’apprête à devenir la première force d’opposition.
A l'Assemblée nationale, en mai 2022. (Stéphane De Sakutin/AFP)
Publié le 17/06/2022 à 21h07
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