Dans une poignée de semaines, Jordan Bardella pourrait s’installer à Matignon sans que personne, à commencer par lui, ne sache exactement quelle politique il entend y mener. Depuis l’annonce de la dissolution de l’Assemblée et la tenue de législatives pour lesquelles il part en favori, celui qui a été désigné par Marine Le Pen pour occuper le poste de Premier ministre en cas de victoire empile les revirements et les zones d’ombre, qui rendent à peu près illisible un programme qu’il semble d’ailleurs peu pressé de présenter.
Interrogé mardi après-midi sur la possibilité d’une conférence de presse en fin de semaine, l’entourage du jeune homme répondait que «rien n’[était] acté», quand l’un des responsables du… programme haussait les épaules – «Voyez avec l’équipe, je ne peux pas vous dire.» Il faut se contenter d’un tract en huit promesses au niveau de précision relatif («mettre fin au laxisme judiciaire», «baisser le coût de l’immigration») ou aux airs de lapalissades («Défendre notre souveraineté et les intérêts de la France en Europe.») Et d’une page




