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Reportage

Les écolos et LFI en campagne dans les quartiers populaires de Marseille : «Il faut arrêter de demander et faire nous-mêmes»

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Amine Kessaci, candidat de la liste écolo, et Mohamed Bensaada, sur la celle de LFI, tentent de mobiliser les quartiers populaires de Marseille, où ils sont militants associatifs, lors de cette campagne des européennes 2024.

Amine Kessaci tracte dans le quartier de la Visitation avec d’autres militants écolos, le 15 avril, à Marseille. (Patrick Gherdoussi/Divergence pour Libération)
ParStéphanie Harounyan
correspondante à Marseille
Publié le 13/05/2024 à 7h24

Le processus est classique pour les habitués des campagnes électorales : frapper méthodiquement à chaque porte, en commençant par le dernier étage de l’immeuble et en descendant progressivement. Cette fin d’après-midi d’avril, les montées successives ne seront pas trop rudes, cité de la Visitation, dans le 14e arrondissement de Marseille, où les quelques barres grises ne font que quatre étages. Le tractage du jour s’annonce rapide pour la poignée de militants Les Ecologistes, venus présenter leur liste aux européennes. Première porte : c’est Eric, militant et habitant du bâtiment C, qui tape en éclaireur. «Bonjour madame, c’est pour les élections européennes, je suis venu vous présenter Amine Kessaci, un jeune de 20 ans de Frais-Vallon qu’on veut faire élire au Parlement européen !»

Derrière lui, Amine Kessaci, tout sourire, prend le relais. Etes-vous inscrite sur les listes électorales ? Savez-vous ce que l’Europe peut faire pour les quartiers ? L’étudiant en droit, dont c’est la première expérience politique, développe selon la réceptivité de l’interlocuteur ou rappelle juste la date du scrutin, le 9 juin, en tendant son tract. «Pour une Europe qui défend nos quartiers», dit le flyer où son visage s’affiche aux côtés de la tête de liste du mouvement, Marie Toussaint. «C’est moi qui l’ai proposé, pour des questions de représentation, raconte le néocandidat. Pour dire aux jeunes regardez, c’est possible, je leur ressemble, j’ai le même prénom.» Que

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