Jusqu’au bout certains ont refusé d’y croire. Quand même, Marine Le Pen n’allait pas faire tomber un gouvernement de droite dure, si proche de ses idées sur l’immigration et la sécurité, et qui faisait mine de lui accorder quelque considération ? En dehors de points de détail essentiellement économiques, le Rassemblement national et Les Républicains n’appartenaient-ils pas désormais au même camp, comme semblait le prouver la décision lepéniste de ne pas censurer, a priori, l’équipe de Michel Barnier ? Las, le 4 décembre, la cheffe de file des députés d’extrême droite fait chuter l’ancien candidat à la primaire LR et redevient, aux yeux des troupes de Laurent Wauquiez une sorte de formation révolutionnaire amalgamée à La France insoumise. «Marine Le Pen a ruiné dix années de responsabilisation en cédant à une mélenchonisation de son parti», estimait Bruno Retailleau, dans le Figaro le 5 décembre.
Analyse
Les Le Pen et la droite : une union ratée de génération en génération
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Après avoir fait mine de soutenir le gouvernement Barnier, avant de le censurer, le RN dénonce un retour de «l’UMPS». Vieille stratégie d’un parti tiraillé entre volonté de s’amalgamer aux conservateurs et tentation de s’en distinguer.
Bruno Retailleau et Marine Le Pen à l'Assemblée nationale, le 22 octobre. (Stephanie Lecocq/Reuters)
Publié le 10/12/2024 à 14h15
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