Il semblerait qu’Emmanuel Macron n’ait pas spécialement «envie d’emmerder» les profs. «Il faut plutôt dire qu’on comprend leur fatigue», a rétorqué en début de semaine le chef de l’Etat à un interlocuteur qui jugeait devant lui que la grève des enseignants était irresponsable parce que la situation était déjà assez compliquée comme ça, et que ça allait rajouter des difficultés aux parents. De fait, il s’agirait pour le Président d’éviter que la situation ne dérape sur l’un des flancs qu’il estime avoir le plus choyés depuis le début la crise, l’exécutif se vantant d’avoir fait de la France l’un des pays qui a le moins fermé les écoles au monde. «Deux fois moins qu’en Allemagne, trois fois moins qu’en Italie, quatre fois moins qu’aux Etats-Unis», dixit le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal. Le sujet est d’autant plus sensible qu’en 2017, Emmanuel Macron était arrivé largement en tête du vote enseignant (38 % selon l’Ifop). A trois mois de la présidentielle et avec un quartet de tête aussi serré dans les sondages, le chef de l’Etat peut difficilement s’offrir le luxe d’avoir à gérer une fronde.
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Macron, Véran, Blanquer : la grève des profs met la macronie dans tous ses états
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Le ministre de l’Education nationale, qui cristallise la colère des enseignants mobilisés contre le protocole sanitaire, semble bien isolé au sein du gouvernement. Le chef de l’Etat lui a néanmoins témoigné son soutien.
A Paris, ce jeudi. (Cyril Zannettacci/Vu pour Libération)
Publié le 13/01/2022 à 17h05
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