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Manon Aubry: «Il y a un accord à gauche pour rompre avec le cours libéral de l’Europe»

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Le sujet de l’Union européenne a cristallisé les tensions lors des négociations entre le PS et LFI. Pour l’eurodéputée insoumise Manon Aubry, la «désobéissance» est un passage obligé pour imposer des changements sur les questions écologiques et sociales.

Jean-Luc Mélenchon quitte, mercredi 4 mai, le siège de La France insoumise, après l'annonce de la réussite des négociations avec les partis de gauche en vue d’une union avant les élections législatives. (Denis Allard/Libération)
Publié le 07/05/2022 à 7h44

Pour parvenir à la formation de la Nouvelle union populaire écologique et sociale, les insoumis ont dû rassurer les autres partis de gauche. Désormais, ils l’écrivent dans chacun de leurs communiqués : la sortie de l’Europe n’est pas du tout sur la table. Pour l’eurodéputée de La France insoumise Manon Aubry, qui était en charge des négociations programmatiques entre les différents mouvements, il faut néanmoins changer les traités européens ou «désobéir» afin d’appliquer une politique écologique et sociale.

Comprenez-vous que le terme «désobéissance» appliqué aux traités européens puisse faire peur ?

Il faut comprendre pourquoi nous voulons désobéir : il y a des blocages au niveau du droit européen à l’application d’un programme écologique et social de rupture. L’enjeu n’est pas de désobéir par plaisir, mais d’être lucide sur ces incompatibilités et se donner les moyens de les dépasser. Sinon, on fait des promesses qu’on ne respecte pas. Et la gauche ne peut plus se le permettre. La désobéissance est utilisée comme un épouvantail par nos opposants mais il faut arrêter l’hypocrisie. Macron, q

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