«En passant par la Lorraine avec Marine Le Pen, en passant par la Lorraine avec Marine Le Pen… (bis)» Robert Fiano a le chant joyeux à Hayange (Moselle). L’ancien accordéoniste de 86 ans, 1,49 mètre (il tient à ce qu’on l’écrive), vient de croiser sa candidate favorite. La furtive rencontre a eu lieu à la terrasse du Bar du marché, face à la mairie, où Le Pen se jette un kawa, et le vieux pitre à la moustache fine et au sourire aéré, qui ponctue parfois ses phrases d’un «All right» raclé du fond de la gorge, se met à imiter le hurlement du loup au clair de lune, puis yodle comme un Tyrolien virtuose des années 60. Soudain, il change de langue et balance : «Marine ti voglio più presto sposare», que l’intéressée, scotchée à son poste à l’intérieur, au comptoir, n’entend pas.
Robert est un électeur du Rassemblement national d’origine italienne, mais il est né à Verdun. Il est «donc» (la conjonction est de lui) un nostalgique de Pétain. «De Gaulle, il aurait fallu le foutre en prison, pense-t-il. Ce sale traître qui est allé se planquer en Angleterre en nous laissant dans la merde.» Puis il ajoute, comme si cela n’allait pas de soi : «J’ai mes opinions.» Fiano pense que «la déportation des Juifs, c’est des conneries».
Législatives
A côté, il y a Karine Morel et sa salopett




