Est-ce l’apogée de la dépolitisation du Rassemblement national, revers de la normalisation en cours ? Laure Lavalette n’est pas une candidate RN, c’est une «mère de famille de 49 ans», qui se présente aux municipales à Toulon, l’une des plus grosses villes que l’extrême droite espère ravir. Sur l’affiche de campagne de celle qui est pourtant porte-parole du parti, aucune mention du RN, héritier du Front national, qui a laissé un piteux souvenir dans la ville, déjà gérée par l’extrême droite entre 1995 et 2001. Le nom de la députée du Var, hérité de son père Jean-Philippe Lavalette, ex-membre du groupuscule néofasciste Ordre nouveau, militant historique du FN, a également disparu de son clip de campagne.
Extrême droite en campagne
«Méfiez-vous des grands sourires» : à Toulon, la dédiabolisation du RN au stade très avancé avant les municipales
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Le chef-lieu du Var, déjà géré par le Front national entre 1995 et 2001, pourrait être remporté en mars par la députée du Rassemblement national, dont le message dépolitisé gomme les idées radicales. Sur place, une forme de fatalisme domine.
Lors du meeting de lancement pour la campagne des municipales par Laure Lavalette, députée du Rassemblement national, à Toulon, le 15 janvier 2026. (Patrick Gherdoussi/Libération)
Publié le 18/01/2026 à 9h33
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