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Mélenchon en meeting à Lyon: «Nous devons négocier avec tout le monde pour avoir la paix»

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Dimanche, sur une esplanade du quartier de la Croix-Rousse, remplie selon LFI par 15 000 personnes, le candidat des insoumis a revendiqué son non-alignement et son désir de sortir de l’Otan afin de «construire des alliances altermondialistes».

Au meeting de Jean-Luc Mélenchon ce dimanche à Lyon, dans le quartier de la Croix-Rousse. (Bruno Amsellem/Libération)
Publié le 06/03/2022 à 20h18

La ligne est tracée. On a croisé un grand monsieur en fin de matinée dans le quartier de la Croix-Rousse, à Lyon. Il rôdait autour de l’esplanade du Gros Caillou. Son candidat préféré est en meeting dans quelques heures. La guerre en Ukraine ? La position de Jean-Luc Mélenchon ? Tout est limpide dans la tête du grand monsieur. Ça donne : «Nous sommes des non-alignés, ça ne veut pas dire que nous sommes pour Poutine mais pour la paix. Et être pour la paix, ce n’est pas être neutre.» L’esplanade est pleine à craquer. Les insoumis – qui ont toujours les yeux plus gros que le ventre – annoncent 15 000 têtes. Un grand écran s’allume. Des visages s’affichent : Hubert Védrine, Nicolas Sarkozy, Bernie Sanders, etc. Ils disent les uns après les autres – dans des extraits tirés des chaînes d’info – que la diplomatie reste la seule arme pour mettre un terme à la guerre. Comprendre : Jean-Luc Mélenchon veut montrer qu’il n’est pas seul à défendre cette position.

Le postulant au poste suprême tente se débarrasser d’une étiquette qui lui colle à la peau. Laquelle ? Le tribun, selon ses adversaires, serait du côté de Vladimir Poutine. Le député des Bouches-du-Rhône monte sur scène. La foule se tasse dans le froid. Elle écoute religieusement ses mots. «L’invasion de l’Ukraine change le cours de l’histoire et Vladimir Poutine

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