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Violences

Mort de Quentin D. à Lyon : la campagne municipale suspendue ce dimanche à Lyon

Après la mort du jeune étudiant, les candidats RN, de la droite et de LFI ont annoncé ce dimanche 15 février suspendre leur journée de campagne électorale, à l’approche du scrutin municipal, prévu dans un mois.

Jean-Michel Aulas, candidat de la droite et du centre à Lyon, le 25 novembre 2025. (Arnaud FInistre/AFP)
Publié le 15/02/2026 à 11h49

Plusieurs candidats à l’élection municipale à Lyon ont annoncé suspendre leur campagne pour la journée ce dimanche 15 février, au lendemain de la mort de Quentin, un étudiant de 23 ans des suites d’une violente agression en marge d’une conférence de l’eurodéputée LFI Rima Hassan à Sciences Po Lyon.

Le jeune homme avait été pris en charge «dans un état grave» jeudi en début de soirée par les secours et placé dans le coma, avec un pronostic vital engagé. Selon le collectif Némésis, proche de l’extrême droite, Quentin faisait partie du service d’ordre chargé d’assurer la sécurité de ses militantes qui manifestaient contre la conférence de Rima Hassan.

L’étudiant est décédé samedi. Une enquête est en cours au chef de coups mortels aggravés et de violences aggravées, a affirmé le parquet de Lyon. L’avocat de la famille, Me Fabien Rajon, a dénoncé un «crime» et «un guet-apens méthodiquement préparé».

Plusieurs des candidats au scrutin municipal prévu dans tout juste un mois ont fait part de leur émotion à l’annonce la mort du jeune homme et pour certains annoncé qu’ils suspendaient leur campagne électorale. «Je ne me vois pas faire campagne dans ces conditions-là. J’appelle tout le monde à prendre le temps de réaliser la gravité du moment que l’on vit ensemble», a déclaré sur France 3 le candidat UDR-RN Alexandre Dupalais.

Tragédie

L’ex-patron de l’OL Jean-Michel Aulas, candidat de la droite et du centre, et la candidate LFI Anaïs Belouassa-Cherifi lui ont emboîté le pas et ont eux aussi annoncer suspendre leur campagne pour la journée de dimanche. «La mort de Quentin me laisse sans voix», a réagi Jean-Michel Aulas samedi sur X. «Rien ne justifie de tuer ni de mourir pour ses idées. Rien ne justifie qu’un désaccord politique conduise à la violence», a-t-il poursuivi.

Sans évoquer de suspension de sa campagne, le maire écologiste sortant Grégory Doucet, également en lice pour un nouveau mandat, a pour sa part déploré «une tragédie» et souligné qu’un «tel déferlement de violences en plein cœur de la ville est inacceptable». «La Ville de Lyon mettra tous ses moyens à la disposition de la Justice pour appréhender les individus en cause», a-t-il ajouté dans un communiqué.

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