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Municipales 2026 : à Amiens, la gauche cherche l’union

Sur les terres de François Ruffin, communistes, socialistes et écologistes discutent encore pour profiter de la division de la droite locale.

Aux législatives 2024, la gauche a empoché la mise dans les deux circos de la ville d'Amiens (Somme). (Philippe Turpin/Photononstop. AFP)
Publié le 23/01/2026 à 10h38

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A Amiens, ville de François Ruffin, on pourrait presque monter une équipe de foot avec les têtes de liste pour les municipales. Sauf que l’équipe serait quand même assez déséquilibrée avec 7 joueurs entassés dans le couloir droit et 3 à peine à gauche. Face au maire sortant, Hubert De Jenlis, la gauche aligne sur le terrain, pour l’instant, trois équipes : une, socialiste, tirée par Frédéric Fauvet et soutenue par les écolos ; une, communiste, menée par Léon Deffontaines soutenue par le mouvement Debout de Ruffin ; et une, insoumise, portée par Samy Olivier, avec le soutien de Génération.s. Mais devant l’éparpillement de la droite et de l’extrême droite, la gauche se dit quand même que, ah tiens, il y a «un coup à jouer», dixit un partisan du rassemblement, pour faire basculer la ville détenue par le centre droit depuis 2014.

Selon nos informations, la liste coco «Amiens en mieux» discute depuis une semaine avec les roses et les verts pour tenter de bâtir une liste commune. «Ils se bouffent à droite. Il y a une vraie opportunité de victoire avec un retentissement national puisque c’est la ville d’Emmanuel Macron», veut croire un artisan d’Amiens en mieux qui insiste : «Si on fusionne, on peut l’emporter.»

D’autant plus qu’aux législatives 2024, la gauche a empoché la mise dans les deux circos de la ville. Dans le deal en cours de négociation, les communistes seraient prêts à lâcher la tête de liste aux socialistes en échange de la présidence de la métropole. La répartition proposée sur les places éligibles serait «équitable» : un tiers pour la liste Deffontaines, un tiers pour les socialistes et un tiers pour les écolos. Mais, comme souvent, l’union est un combat.

Les verts bloquent l’union pour l’instant mais doivent voter demain, en assemblée générale, pour décider ou non de poursuivre sur le chemin du rassemblement. «Les clés sont dans leurs mains», martèle notre source qui compte bien mettre un peu de pression sur les ouailles de Marine Tondelier.

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