Menu
Libération
Reportage

Municipales 2026 : à Fréjus, une liste citoyenne fait campagne contre l’extrême droite

Réservé aux abonnés

Face à David Rachline, maire RN depuis douze ans cerné par les affaires judiciaires et privé de l’investiture du parti, la liste d’opposition en lice pour le prochain scrutin enchaîne les porte-à-porte.

C’est la deuxième fois qu’Emmanuel Bonnemain (au centre) conduit la liste citoyenne, nommée Notre parti c’est Fréjus. (Laurent Carre/Libération)
ParMathilde Frénois
correspondante à Nice
photo Laurent Carre
Publié le 24/01/2026 à 16h24

La formation au porte-à-porte est fraîche dans leurs têtes. Il ne faut «jamais entrer dans les appartements» et, surtout, «laisser parler les gens». Au dernier étage du bâtiment C du quartier de l’Agachon à Fréjus (Var), Marjorie (prénom modifié) et Régis suivent les leçons d’un conseiller en communication. Le binôme fait campagne pour une liste citoyenne et contre l’extrême droite. Depuis l’élection du maire RN, David Rachline, en 2014, cette force d’opposition n’a jamais cessé d’occuper le terrain, défiant les coups bas de l’équipe municipale en place. Leur action militante redouble avant les municipales de mars.

«Voter pour le maire ? Jamais de la vie !» La première porte est presque acquise à la cause. Myriam, 22 ans, répond ennui et inactivité à la question : «Qu’est-ce que vous rencontrez comme problème dans la ville ?» Elle voudrait des commerces pour son shopping, des activités pour ses petits frères, du travail pour un bon salaire. «Le RN est en plein boom au national. Mais on essaie de s’en extraire, pointe Régis, le militant de 69 ans. Le local est notre cheval de bataille.» C’est que David Rachline a fait de Fréjus un laboratoire RN. Jouant longtemps la carte de la normalisation, le proche de Marine Le

Dans la même rubrique