A Lille, le match électoral des municipales se concentre à gauche, avec deux têtes d’affiche : d’un côté, Arnaud Deslandes, successeur socialiste désigné par Martine Aubry, et maire depuis la démission de cette dernière au mois de mars ; de l’autre, Stéphane Baly, des Ecologistes, pour la revanche des municipales de 2020. Un souvenir encore vif. En ce dimanche matin frisquet de mi-décembre, Baly tracte à l’entrée du coquet marché du Vieux-Lille. «J’ai voté pour vous la dernière fois, 200 voix d’écart…», lui lance un passant, en référence à l’infime écart qui avait séparé l’écolo de la socialiste au second tour du précédent scrutin.
«227 voix», précise l’enseignant-chercheur de 53 ans, en caban marine et béquilles à proximité, vestiges d’un vilain accident de vélo en octobre. Le promeneur, qui se déclare opposé à l’encadrement des loyers et assez porté sur la sécurité, poursuit : «Moi je ne fais pas de politique, je suis plutôt dans les affaires, mais je voulais que ça change.» Même au prix d’un vote écolo, pas vraiment sur sa ligne politique.
Martine Aubry la «conseillère premium»
«Les Lillois ont besoin d’un nouveau souffle», l’approuve Stéphane Baly, qui répète à l’envi qu’Arnaud Deslandes, 43 ans, «est candidat à son cinquième mandat». Ce qui est un




