Une enveloppe avec un «joli timbre bleu» est arrivée dans la boîte aux lettres de Chiara début novembre. «Ça me faisait hyper plaisir : quelqu’un m’avait écrit, se réjouissait cette étudiante à Nice. J’ouvre et je vois en gros : Eric Ciotti. C’est trop nul.» Déception de la destinataire. La lettre est adressée «à vous, membres de la communauté italienne» dont fait effectivement partie Chiara, détentrice de la double nationalité.
A quelques mois de l’élection municipale de mars, Eric Ciotti ne lâche pas la plume. Avant d’affronter son meilleur ennemi, Christian Estrosi (Horizons), le candidat UDR, allié du RN, écrit à certains Niçois. Une technique électorale coûteuse et chronophage, mais qui permet un meilleur ciblage par rapport à d’autres méthodes de distribution, comme le tractage sur la voie publique ou le boîtage d’un prospectus générique. Une manière aussi, avec ce retour à l’écrit, de s’aligner avec les valeurs conservatrices très chères à Eric Ciotti.
Chiara n’est pas la seule destinataire de ces courriers. Dans la course aux




