Une association des maires de France avec un but commun : endiguer le narcotrafic. C’est le vœu formulé par le militant écologiste Amine Kessaci, en marge du colloque «Face à la drogue» organisé à la Grande Mosquée de Paris mercredi 21 janvier. Interrogé par l’AFP, le vingtenaire, qui a perdu deux de ses frères sous les balles de narcotrafiquants, souhaite créer, après les élections municipales, «l’association nationale des maires de France qui agissent contre le narcotrafic».
«La question du narcotrafic doit être la réponse numéro une dans les programmes que les candidats proposent dans les élections municipales», a souligné celui qui a commencé une «tournée nationale» pour rencontrer différents candidats, comme le maire écologiste sortant de Lyon, Grégory Doucet, samedi.
«Faire monter la question dans le débat public»
«Il est important aussi de soutenir des maires de petites communes, des maires qui se sentent aussi très seuls face au narcotrafic, qui voient les réseaux arriver dans leurs petites communes, dans les zones rurales et qui ne savent pas comment réagir», a expliqué l’ancien candidat de la gauche unie aux élections législatives de 2024 dans le nord de Marseille, battu de justesse par la députée sortante d’extrême droite. Il a assuré qu’il continuerait à «faire monter cette question dans le débat public», d’abord en vue des municipales puis de l’élection présidentielle, «qui arrive également à grands pas».
Le 13 novembre, la mort de Mehdi Kessaci, 20 ans, assassiné sans doute pour faire taire son grand frère, avait bouleversé la ville de Marseille. En décembre 2020, son frère Brahim avait été tué dans un triple homicide, un drame qui avait poussé Amine à fonder son association Conscience pour aider concrètement les familles de victimes de narchomicides.
«Quand on a enterré un deuxième frère, quand on a ce sentiment de culpabilité qui nous envahit, les sentiments qui nous traversent ne sont pas forcément les meilleurs en cette période», a confié Amine Kessaci, tout en promettant, pour sa mère, pour «la mémoire» de ses frères notamment, de «continuer ce combat».




